Logo EtudesBibliques.net

Études thématiques

Étude 03 – Le Christ et la tradition religieuse (Matthieu 5, 15 & 23)

Copyright © 2014, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Vous rappelez-vous notre discussion sur la loi naturelle, la loi morale, la loi civile et la loi cérémonielle ? Notre hypothèse est que chaque niveau de loi (avec la loi naturelle au sommet) soutient ou explique le niveau supérieur de la loi. Nous savons, cependant, que cela ne cadre pas avec ce que nous observons dans la vie. Certaines lois civiles sont clairement contraires aux lois morale et naturelle. Les humains substituent leur propre jugement au jugement de Dieu. Nous voyons les catastrophes qui en découlent. Comment gérer les imperfections des législateurs humains ? Débutons notre étude de la Bible et voyons ce que nous pouvons apprendre !
 
I.       À la place de Moïse
 
1.     Lisez Matthieu 23.1-2. Que veut dire Jésus par « la chaire de Moïse » ? Moïse s’asseyait-il sur un trône qu’ils avaient encore ? (Non. Moïse était le leader religieux et politique du peuple de Dieu. Ceux qui enseignaient la loi et les Pharisiens tenaient une position similaire à l’époque de Jésus.)
 
2.     Lisez Matthieu 23.3-4. Les leaders contemporains de Jésus sont-ils dignes du titre ? (Non !)
 
a.      Qu’est-ce qui ne va pas avec eux ? (Leurs actions ne sont pas cohérentes avec leurs paroles.)
 
b.      Nous comprenons tous pourquoi il est bon de suivre un enseignement correct même si l’enseignant manque à suivre son propre enseignement. Mais pourquoi Jésus dit-il au gens de « faire et observer » quand cela implique des « charges lourdes » ? Charges qui apparaissent, dans le contexte, être injustifiées.
 
3.     Lisez Matthieu 15.1-2. Quelles accusations sont portées contre les disciples ? (Ils ne portaient pas la « lourde charge » de la tradition des anciens.)
 
4.     Lisez Matthieu 15.3-6. Comment caractériseriez-vous la réponse de Jésus ? Quand quelqu’un vous dit que vous faites quelque chose de mal, dites-vous : « Vous aussi, vous faites des choses mal ! » ?
 
a.      Est-ce ce que fait Jésus ici – vous êtes aussi quelqu’un qui transgresse la loi ? (Non. Quand nous allons sous la surface de ce qui est dit, nous voyons que les responsables religieux soutiennent leur tradition. Jésus dit que leur tradition viole la loi de Dieu.)
 
b.      Rappelez-vous notre discussion dans notre dernière étude. Qu’étaient supposées faire les lois cérémonielles ? (Elles aidaient à comprendre le plan de Dieu pour le salut. Elles aidaient à éviter de violer les lois morale et naturelle. Jésus dit que cette tradition est contraire à son objectif.)
 
5.     Lisez Matthieu 15.10-11. Cela violerait-il la loi de Dieu si les disciples se lavaient les mains ? (Non, mais cela aurait amené les gens à mal comprendre la loi de Dieu. Ils se seraient focalisés sur le fait de se laver les mains et auraient détourné leur attention du vrai problème – ce qui sortait de leur bouche. Pouvez-vous voir la façon par laquelle la loi faite par les humains viole ce qui est censé être son objectif – être en accord avec la loi morale ?)
 
a.      S’agit-il d’un enseignement pour nous aujourd’hui ? Mettons-nous l’accent sur des choses mineures qui nous distraient et nous empêchent de considérer les points plus importants ?
 
6.     Lisez Matthieu 15.12. Qu’avons-nous appris dans notre dernière étude sur le fait de faire offense ? (Lisez Matthieu 17.27. Jésus a payé la taxe pour le temple afin de ne pas faire offense.)
 
a.      Les disciples rappellent-ils à Jésus son propre enseignement ?
 
7.     Lisez Matthieu 15.13-14. Que nous dit Jésus de faire, relativement aux faux enseignements ? (Évitez-les. Ne les suivez pas.)
 
8.     Lisez à nouveau Matthieu 23.2-4. Jésus ne se contredit pas, donc nous devons trouver la solution au conflit apparent sur la question de faire « offense » et de suivre « tout » ce qui est enseigné par les responsables religieux. Que suggérez-vous ? (Je pense que cela est similaire à notre discussion sur la loi civile. Dieu est l’auteur de l’autorité et de l’ordre civil, mais cela ne signifie pas que Dieu souhaite que nous suivions des lois humaines qui violent les lois naturelle ou morale. Ainsi, je comprends que Jésus dit que nous devons suivre les enseignements de ceux qui tiennent des positions d’autorité religieuse et éviter de les offenser dans la mesure du possible, mais nous devons rejeter les choses qui sont incompatibles avec la loi morale. Cela inclut les enseignements qui ne sont pas immoraux en eux-mêmes (comme se laver les mains), mais qui nous détournent de ce qui est important.)
 
II.     Remplis d’orgueil
 
1.     Lisez Matthieu 23.5-7. Quel est le problème principal avec ceux qui sont à la place de Moïse ? (Ils ont oublié qu’ils transmettaient simplement la volonté de Dieu au peuple. Ils ont commencé à penser qu’ils pourraient être comme Dieu. Ils ont commencé à « s’enfler d’orgueil ».)
 
a.      Lisez Genèse 3.4-5. Satan a-t-il une liste de tentations standard qu’il utilise de façon répétée ?
 
2.     Lisez Matthieu 23.8-10. Il y a quelques années un membre de mon église s’est mis à m’appeler « Rabbi » et cela m’a rappelé ce texte. Les étudiants m’appellent habituellement « professeur », plusieurs m’appellent « maître » et mes enfants m’appellent « papa » ou « père ». S’agit-il là de violations flagrantes de l’enseignement de Jésus ?
 
a.      Comment vous appellent vos enfants ? (Comparez Exode 20.12.)
 
3.     Lisez 1 Corinthiens 12.28. Dieu s’oppose-t-il à l’organisation de l’église et aux titres ?
 
a.      Si tel est le cas, pourquoi les disciples se qualifient-ils « d’apôtres » (Actes 15.23) ?
 
4.     Lisez Matthieu 23.11-12. Que veut dire Jésus ? (L’autorité humaine nous rend orgueilleux. Dans la relation entre la loi naturelle, la loi morale et la loi civile, c’est une perversion de la loi que de mettre ceux qui transmettent la volonté de Dieu au-dessus du reste. « Vous êtes tous frères » (Matthieu 23.8).)
 
a.      Pensez-vous que Jésus veuille dire exactement ce qu’il dit, et que les mots « Rabbi », « maître » et « père » ne devraient pas être utilisés ? (Je ne pense pas que Jésus dise que nous ne pouvons pas appeler les gens selon leur rôle dans la vie ou dans l’église. Les qualificatifs « apôtres » et « prophètes » sont-ils acceptables, tandis que « rabbi » et « père » ne le sont pas ? Le qualificatif « maître » est-il à proscrire dans Matthieu 23, mais est autorisé dans 1 Corinthiens 12 ? Je pense que l’enseignement de Jésus est que nous devrions éviter les « honneurs » - les titres qui sont davantage qu’une description de notre activité.)
 
i.       Pensez-vous à d’autres exemples de titres ? Sont-ils de simples descriptions d’une fonction, ou signifient-ils davantage ?
 
b.      Que demande Jésus de la part de ceux qui ont des fonctions à responsabilité, de ceux qui gèrent la loi ? (Qu’ils soient des leaders dans le service – Matthieu 23.11.)
 
III.  Le vrai Moïse
 
1.     Lisez Matthieu 5.17 et Colossiens 2.9-12. Dans notre dernière étude nous avons étudié ce texte de l’épître aux Colossiens et de la controverse relative à la circoncision. Quel est le rapport avec ce que Jésus dit dans Matthieu 5.17 ? (Il s’agit d’un parfait exemple de ce que dit Jésus. Il a accompli la loi de la circoncision.)
 
2.     Lisez Matthieu 5.18. La loi est-elle encore valide ? (Vous rappelez-vous notre conversation sur les lois naturelle et morale ? Dieu nous donne la loi morale, comme une carte, pour éviter le piège de la transgression de la loi naturelle. Les lois naturelles ne disparaissent pas. Nous avons besoin de notre carte ! Notre carte, tout comme la grâce, est un cadeau de Dieu.)
 
3.     Lisez Matthieu 5.19. Jésus dit-il que les mauvais enseignants iront au ciel ? (Oui. La grâce nous sauve, pas le fait d’être un bon enseignant ou de bien garder les commandements. Mais le fait de ne pas garder les commandements et d’enseigner aux autres de faire de même n’est que pure folie qui n’aura aucune récompense dans le ciel.)
 
a.      Quelle est la logique derrière tout cela ? (Quel sot vous dit d’ignorer la carte ? Quel idiot vous dit de violer les lois naturelles ? Dieu nous donne la loi morale pour nous protéger et nous libérer !)
 
4.     Lisez Matthieu 5.20. Devons-nous surpasser les responsables religieux de l’époque de Jésus – ceux qu’il appelle des « guides aveugles » (Matthieu 15.14) ? (Oui, et la tâche est tant facile que logique. Si nous acceptons Jésus comme notre justice, alors nous avons surpassé la justice de n’importe quel humain. Logiquement nous nous focaliserons sur les choses importantes et nous nous opposerons à vouloir nous focaliser sur les choses mineures qui nous détournent de ce qui est important.)
 
a.      Quelles sont, concrètement, quelques-unes de ces choses importantes ? (Lisez Matthieu 15.17-20. Ce que vous mangez ou la propreté de vos mains sont des choses mineures. Les pensées mauvaises, le meurtre, l’adultère, l’inconduite sexuelle, le vol, le parjure et la calomnie sont des choses importantes.)
 
5.     Cher(ère) ami(e), les humains font des erreurs dans leurs lois et dans leurs règles. Voulez-vous accepter le défi de garder votre attention sur ce qui est réellement important ?
 
IV.    La semaine prochaine : Le Christ et la loi dans le sermon sur la montagne.
Ils rebâtiront sur d'anciennes ruines

Ils rebâtiront sur d'anciennes ruines

Ce livre suit pas à pas la grande œuvre de Dieu pour la restauration de son peuple, au travers du service de Néhémie, exemplaire pour nous encore aujourd'hui. A la fois pratique et vivant, ce commentaire conviendra à ceux qui cherchent une explication accessible et fidèle de ce texte merveilleux. Ils y trouveront la profondeur d'une approche pastorale riche et ancrée dans le concret de nos besoins.
Méditations sur les livres d'Esdras, Néhémie et Esther

Méditations sur les livres d'Esdras, Néhémie et Esther

Les livres d’Esdras et de Néhémie ouvrent une nouvelle page de l’histoire des voies de Dieu : l’intervention de sa grâce envers un résidu qu’il ramène de la captivité dans le pays. Ces deux livres nous présentent les deux côtés de l’oeuvre de Dieu en bonté. Nous n’y trouvons pas la puissance, mais la grâce — non pas l’institution d’un nouvel état de choses, mais cette grâce de Dieu intervenant pour soutenir un résidu.
Le livre d'Esdras et de Néhémie

Le livre d'Esdras et de Néhémie

Les deux livres d'Esdras et Néhémie sont précieux : ils sont presque nos seuls documents sur la période où le judaïsme s'est construit autour du temple de Jérusalem et de la Loi. Un bibliste lyonnais, Philippe Abadie, spécialiste de cette période, guide le lecteur au milieu des divers documents anciens qui mettent en valeur les deux grands réformateurs : le gouverneur Néhémie et le scribe (prêtre ?)
Reconstruire Sion

Reconstruire Sion

Commentaire biblique traitant chapitre par chapitre les livres de Daniel, Esdras, Néhémie, Aggée, Zacharie et Malachie, appelés livres de l'exil, parce qu'ils datent tous de la période qui a suivi la transportation du peuple à Babylone et la chute de Jérusalem. Dans un style simple, l'auteur fait de nombreuses applications pratiques pour la vie chrétienne d'aujourd'hui, personnelle et collective.
Exposé sur le livre de Néhémie

Exposé sur le livre de Néhémie

La reconstruction de la muraille de Jérusalem et le relèvement du peuple. Après Esdras, Dieu envoie Néhémie pour continuer le travail. Mais il en va du temps d’Esdras et de Néhémie comme de l’histoire de l’Eglise: chaque réveil freine le déclin seulement momentanément.
Un leader selon le coeur de Dieu

Un leader selon le coeur de Dieu

Dans Un leader selon le coeur de Dieu, vous rencontrerez Néhémie, modèle remarquable de leadership que vous pourrez suivre. Chaque homme a reçu de Dieu un formidable appel. Il est un leader ou un leader en devenir – que ce soit sur son lieu de travail, à la maison ou dans la société. Le désir de Dieu est qu’il serve de modèle et soit une source d’inspiration pour les autres.
 

faire un don