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Étude 02 – Faire des disciples grâce aux métaphores (Matthieu 13 & 21, 2 Samuel 12, Luc 14)

Copyright © 2014, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Métaphore ? Ce n’est ni une ville, ni une personne. Je ne vais pas malmener la mémoire de votre français d’études secondaires. Vous utilisez une métaphore quand vous voulez enseigner qu’une chose est similaire ou identique à autre chose. De quoi parlons-nous ici ? Des paraboles. Des histoires. Jésus était un narrateur, et ses histoires avaient pour objectif de nous enseigner des vérités sur Dieu et sur la vie. Dans un livre que j’ai lu récemment au sujet du cerveau, il est affirmé que notre cerveau est paresseux. Si nous avons déjà compris une certaine chose, quand quelque chose de similaire, mais de plus complexe, se présente, nous avons tendance à la considérer comme identique et donc à utiliser la même solution. Pas besoin de se battre avec la complexité de nouveaux problèmes. Dieu fait-il appel à des cerveaux paresseux ? Débutons notre étude de la Bible et voyons ce que nous pouvons apprendre sur la raison pour laquelle Jésus a enseigné en racontant des histoires !
 
I.       La narration et l’esprit
 
1.     Lisez Psaumes 78.1-3 et Matthieu 13.34-35. Mis à part le fait que nous ayons un cerveau paresseux, selon vous, pourquoi Jésus enseignait-il en racontant des paraboles ?
 
2.     Il y a quelque temps, j’ai lu une étude de jurés. J’ai remarqué que le juré moyen avait une période d’attention de sept minutes. Imaginez cela ! Vous êtes dans un endroit peu familier (un tribunal), vous êtes appelé(e) à vous prononcer sur des questions très importantes – peut-être même de vie ou de mort, et votre période d’attention est de sept minutes. En quoi l’écoute d’un sermon est-elle différente ? (Le cadre est familier, votre siège est confortable, et vous n’allez vraisemblablement pas vous faire questionner sur le sermon à la fin.)
 
a.      Selon vous, quelle est la période d’attention de ceux qui écoutent un sermon ? (Pas plus de sept minutes !)
 
i.       Quelle est la solution à ce problème ? (Les histoires ! Les histoires captent l’attention de l’auditoire. Si vous ne me croyez pas, asseyez-vous où vous pouvez voir l’auditoire pendant un sermon. Durant le récit d’une histoire, les gens regardent l’orateur. Quand je prêche, je passe entre un tiers et la moitié de mon temps à raconter des histoires.)
 
3.     Lisez Matthieu 13.13. Repensez au dernier sermon que vous avez entendu. Pouvez-vous vous souvenir de quoi il s’agissait ? Vous rappelez-vous du sermon après avoir mangé votre repas de sabbat ?
 
a.      Vous sentez-vous comme les gens décrits dans Matthieu 13.13 ? Si tel est le cas, est-ce de votre faute – vous devez vous concentrer davantage ? (Je me suis demandé si je perdais le temps précieux du sermon avec toutes mes histoires. Je me suis alors rappelé d’un sermon que j’avais entendu, qui était un véritable sermon « biblique ». Il consistait en beaucoup de versets bibliques mis ensemble avec quelques commentaires entre eux. Quand je suis sorti de l’église, j’avais de la peine à me rappeler du sermon. D’un autre côté, j’ai entendu une fois une jeune personne me réciter une histoire que j’avais dite dans un sermon dix ans auparavant ! À quoi bon préparer un sermon si les gens ne s’en rappellent pas deux heures après ?)
 
b.      Vous rappelez-vous d’une histoire d’un sermon d’il y a plusieurs années ?
 
II.     La narration et la politique
 
1.     Lisez 2 Samuel 12.1-4. Que pensez-vous de l’homme riche ?
 
a.      Quand vous avez entendu cette histoire, avez-vous pensé à quel point vous aimez votre animal de compagnie ?
 
b.      Des milliers d’années nous séparent de cette histoire. Je doute que beaucoup de lecteurs élèvent des moutons. Malgré cela, l’histoire est-elle encore pertinente ? Est-elle encore persuasive ?
 
2.     Lisez 2 Samuel 12.5-6. La réaction de David est-elle la même que la vôtre ?
 
3.     Lisez 2 Samuel 12.7-9. Imaginez que vous soyez Nathan et que Dieu vous envoie dire au roi qu’il est avide, ingrat, injuste, adultère et meurtrier. Selon vous, comment se passerait cette confrontation ?
 
4.     Lisez Matthieu 21.28-30. Selon vous, quel fils a fait la volonté de son père ?
 
5.     Lisez Matthieu 21.31. Jésus pose la même question que je viens de vous poser (j’ai repris sa question). Quel est le but de l’histoire et de la question ? (Il s’agit de convaincre le peuple sur la différence entre les paroles et les actes.)
 
a.      Croyez-vous vraiment ce que vous venez de répondre ? Si tel est le cas, que cela dit-il quant à la justification par la foi ? (Cela en dit beaucoup. Nous sommes sauvés par la foi, pas par les œuvres, mais nos œuvres révèlent notre foi. Voir Jacques 2.14-24.)
 
6.     Voyons cela un peu plus en détail. Lisez Matthieu 21.31-32. L’identité des auditeurs se trouve dans Matthieu 21.23. Il s’agit de prêtres de haut rang et d’anciens. Jésus compare défavorablement leurs œuvres à celles des prostituées et des collecteurs des taxes. De quel genre d’œuvres pouvait peut-être parler Jésus ? (« Œuvre » est un terme très large. L’œuvre d’un fils était d’obéir à l’appel de son père. L’œuvre des prostituées et des collecteurs des taxes était d’obéir à l’appel de Dieu. Ils ont cru Jean et se sont repentis. Certains diraient que répondre et se repentir n’était que de la foi et non des œuvres.)
 
a.      Quel message Jésus veut-il transmettre aux responsables religieux ? (Que les collecteurs des taxes et les prostituées étaient au-devant d’eux dans leur cheminement spirituel.)
 
i.       Que se serait-il passé si Jésus avait simplement dit cela ? Comment cela se serait-il terminé ? (Tout comme dans le cas du roi David et du prophète Nathan, nous voyons que le fait de raconter une histoire permet de dire la vérité plus facilement et avec plus de puissance. La cible de la réprimande est d’accord avec le message avant de se mettre sur la défensive.)
 
III.  La narration et la vérité
 
1.     Lisez Luc 14.1-4. Selon vous, pourquoi les auditeurs de Jésus ne répondent-ils pas ?
 
2.     Lisez Luc 14.5-6. Après avoir entendu l’histoire de Jésus (ou au moins son analogie), pourquoi les auditeurs de Jésus ne répondent-ils pas ? Selon vous, quel était leur mode de pensée ? (Ils savaient qu’il était défendu de travailler le sabbat. Ils savaient également qu’ils iraient au secours de leur fils ou de leur animal le sabbat, si le besoin se présentait. Ainsi, il y avait un conflit dans leur esprit qui les empêchait de répondre immédiatement.)
 
a.      Que répondriez-vous ? (L’histoire nous montre que la réponse correcte est que nous devrions faire le bien le jour du sabbat.)
 
b.      En y réfléchissant davantage, quelque chose de très bizarre apparaît. Pourquoi l’opinion de quelqu’un sur le secours à porter à un animal a-t-elle un rapport avec le point de vue de Dieu sur le sabbat ? Pourquoi le comportement correct est-il défini par ce que nous ferions naturellement pour un animal ou pour notre enfant ?
 
3.     Lisez Luc 14.16-23. Nous reconnaissons cela comme une parabole qui nous enseigne au sujet du salut. Qu’est-ce qui motive les décisions de l’homme qui prépare le grand repas ? (La colère.)
 
a.      Laissez-moi vous le demander une nouvelle fois : pourquoi la vérité sur le salut est-elle définie par la colère de l’hôte du grand repas ? (Nous nous heurtons à une profonde vérité. Dieu est le Créateur de l’univers. Il a créé les lois de l’univers. Bien que nous soyons marqués par le péché et que nous ayons de mauvais penchants, nous avons en nous une compréhension de la vérité. Le fait que des histoires courantes de tous les jours reflètent les enseignements de la Bible prouve la vérité du christianisme et tend à prouver l’existence de Dieu. Dans un certain sens c’est la magnifique théorie unifiée de l’univers !)
 
IV.    La narration et les secrets du Royaume
 
1.     Nous avons discuté de quelle façon les histoires captent notre attention, désarment nos défenses et nous aident à retenir et à comprendre des enseignements. Abordons un autre aspect de la narration. Lisez Marc 4.10-12. Les paraboles sont-elles comme une poignée de main secrète – seuls les initiés les comprennent ? Ou alors, le seul point valide est celui que nous avons discuté précédemment – que les histoires nous aident à être attentifs ?
 
a.      Lisez à nouveau Marc 4.12. Pourquoi Jésus voudrait-il rendre difficile pour quelqu’un de se repentir et d’être pardonné ? (Cela ne peut pas être ce que veut dire Jésus, car cette idée est contraire à toute la teneur de la Bible. Au lieu de cela, je pense que Jésus nous enseigne que les gens qui ne recherchent pas la vérité passeront à côté du message de la parabole. Cependant, ceux qui veulent connaître la vérité se focaliseront sur l’histoire, seront diligents dans leur étude, et apprendront la plus profonde vérité d’une telle façon qu’ils ne l’oublieront pas facilement.)
 
2.     Cher(ère) ami(e), avez-vous lu les évangiles et étudié les paraboles de Jésus ? Si tel n’est pas le cas, pourquoi ne pas commencer aujourd’hui à les lire, afin que vous soyez un(e) initié(e) à la bonne nouvelle ? Pourquoi ne pas étudier pour ouvrir les vérités de la Bible d’une telle manière que vous n’êtes pas prêt(e) de les oublier ?
 
V.      La semaine prochaine : Le disciple et la prière.
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