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Étude 05 – Création et éthique (Genèse 2 et 3, Proverbes 22, Matthieu 25)

Copyright © 2013, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Connaissez-vous des personnes morales qui ne semblent pas être religieuses ou même croire en Dieu ? Sur quoi se base la morale ? Aujourd’hui nous avons des visions différentes, voire opposées, sur ce qu’est la morale. D’un côté, il s’agit d’une croyance en l’égalité – que toutes les idées, toutes les philosophies et toutes les opinions sont égales et devraient être évaluées de façon équitables. D’un autre côté, la Bible déclare que certaines opinions sont dignes de la vie éternelle et d’autres sont dignes de la mort éternelle. L’égalité d’opportunité est l’égalité d’opportunité pour le salut. Les différences dans la vie, même les handicaps, sont des opportunités pour rendre gloire à Dieu. Il s’agit-là de visions bien différentes de ce qui est droit, moral et juste. Entrons dans notre étude de la création et dans le texte biblique et voyons si nous pouvons mieux comprendre cela !
 
I.       L’arbre de la moralité
 
1.     Lisez Genèse 2.8-9. À qui appartiennent les arbres ? (Lisez Genèse 1.29-30. Les arbres ont été donnés aux humains et aux animaux comme sources de nourriture. Ils étaient un cadeau.)
 
a.      Diriez-vous que les humains avaient le droit légal inhérent de manger des végétaux et les fruits des arbres ? (À moins que vous ne possédiez quelque chose, vous n’avez pas le droit de le manger. Une fois que Dieu leur a donné le droit d’en manger, ils avaient ce droit-là. Mais il n’était pas inhérent.)
 
2.     Lisez Genèse 2.15-17. Cela change-t-il la nature du droit légal de manger les végétaux ? (Oui. Dieu est désormais entré dans une démarche de contrat de travail avec Adam. Adam s’occupe des plantes et des arbres en échange de la promesse qu’il peut manger de ce qui pousse. Il travaille pour avoir à manger. Adam a un droit légal exécutoire de manger s’il travaille.)
 
a.      Le contrat d’Adam inclut-il le droit de manger de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais ? (Non.)
 
3.     La loi comprend deux types de règles. Les règles qui n’existent que parce que le gouvernement a l’autorité de faire la règle, et les règles qui reflètent la moralité. Celles-ci sont appelées respectivement « malum prohibitum » (mal parce que c’est interdit) et « malum in se » (mal parce que c’est mauvais). Une autre façon de dire cela est que les règles qui existent simplement parce que les humains les ont créées sont « des lois positives » et les règles qui interdisent le mal sont « des lois naturelles ». Une limitation de vitesse est-elle malum prohibitum (loi positive) ou malum in se (loi naturelle) ? (Les limitations de vitesse où je vis changent continuellement, ainsi elles sont malum prohibitum.)
 
4.     Lisez à nouveau Genèse 2.16-17. S’agit-il de malum prohibitum ou de malum in se ?
 
a.      Lisez Genèse 1.11-12. De quelle façon cela influence-t-il votre opinion ? (Les fruits de tous les arbres ont été créés comme étant bons. Ainsi, la règle de Dieu concernant l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais semble être du type malum prohibitum.)
 
5.     Lisez Genèse 3.2-5. Quel est l’argument de Satan ? (Que la règle est du type malum prohibitum, ce qui est faux.)
 
a.      Satan soutient-il davantage que cela ? (Il semble dire que la règle de Dieu est elle-même malum in se – ce qui viole le droit naturel des humains de connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais.)
 
b.      Pouvez-vous expliquer pourquoi les humains auraient le droit naturel de tout connaître ? (S’ils devaient être traités à égalité avec Dieu et Satan, alors ils auraient le droit naturel à cette information.)
 
c.       L’égalité est-elle un droit naturel ? Est-il malum prohibitum de manquer à traiter tout le monde de façon équitable ? (Clairement Dieu et les humains ne sont pas égaux. Dieu et Satan ne sont pas égaux.)
 
6.     Faisons un pas en arrière un instant et réfléchissons-y davantage.
 
a.      Si la règle de ne pas manger du fruit a plongé l’humanité dans le péché et nous a tous condamnés à mort, comment cela peut-il être malum prohibitum ? Les humains sont généralement d’accord sur le fait que tuer quelqu’un est malum in se !
 
b.      Qu’en est-il de la connaissance de ce qui est bon et de ce qui est mauvais ? N’est-il pas mieux de façon inhérente d’avoir plus de connaissance ? De façon abstraite, Satan n’a-t-il pas raison ? (Cela montre que l’égalité d’opinion, au moins, n’est pas un droit naturel. Il a été prouvé que l’opinion de Satan est inférieure à l’opinion de Dieu.)
 
i.       Dans quelle mesure la quantité d’information qu’avait Ève influence-t-elle cette discussion ? (Si Ève en avait su davantage elle aurait mieux compris les revendications concurrentes de Dieu et de Satan, et elle aurait su que la question de manger du fruit était le problème malum in se le plus important.)
 
c.       Quelle est la conclusion logique à tirer à partir des réponses à ces questions ? Quelle règle appliqueriez-vous pour définir les règles qui reflètent la prévention du vrai mal ? Quel est le meilleur guide pour le malum in se ? (Je suggère la chose suivante : Toutes les règles de Dieu, qu’elles semblent être malum prohibitum ou malum in se doivent être considérées comme malum in se. La raison en est que Dieu connaît et comprend toutes choses et nous pas ! Les humains peuvent créer une loi positive qui n’est que malum prohibitum, mais tous les commandements de Dieu reflètent le malum in se.)
 
II.     Exemples
 
1.     Lisez Proverbes 14.31. Enlevons, l’espace d’un instant, les références à Dieu. Est-ce malum prohibitum ou malum in se de traiter différemment une personne qui a moins d’argent ?
 
a.      Ce texte complique le problème parce qu’il fait référence à l’oppression et à la bienveillance. Mais disons, pour le besoin de cette discussion, que le fait de ne pas donner à une personne autant de temps ou d’attention parce qu’elle n’est pas assez riche soit considéré comme de « l’oppression » ou de la « malveillance ».
 
b.      Si votre philosophie est que toutes les opinions, idées et personnes sont égales, quelle est votre réponse à la question malum prohibitum/malum in se sur la façon dont vous traitez les pauvres ? (Cela serait du type malum prohibitum, parce que le fait de ne pas considérer toutes choses à égalité est mal.)
 
c.       Quelle serait la réponse si vous vendiez des bateaux à voile à un million de dollars ?
 
d.      Quelle serait votre réponse si vous cherchiez un vendeur pour votre entreprise, tout en sachant que cette personne est pauvre parce qu’elle est paresseuse ou manque d’intelligence émotionnelle ?
 
2.     Je peux penser à beaucoup de raisons pour lesquelles vous ne traiteriez pas l’indigent de façon équitable. Relisons Proverbes 14.31 et considérons les « raisons de Dieu ». Selon Dieu, pour quelle raison devrions-nous traiter l’indigent avec équité, et quel est le rapport avec la Création ? (Dieu est Celui qui a créé tant le pauvre que le riche, et Dieu dit que nous le déshonorons quand nous traitons mal l’indigent.)
 
3.     Lisez Proverbes 22.2, Proverbes 22.4 et Proverbes 22.7. Ces textes argumentent-ils en faveur de l’égalité de pensée et d’action ? (Non. Certaines décision améliorent votre vie ou la rendent plus difficile.)
 
a.      Que nous dit alors Proverbes 22.2 ? (Un domaine d’égalité est que Dieu a fait tous les humains. Cela donne une référence pour la façon dont nous traitons les autres.)
 
4.     Il y a des tendances dans la « moralité » qui se basent sur autre chose que la Bible. Il y a environ une centaine d’année, une théorie très populaire était l’eugénisme, qui disait que la race humaine pouvait être grandement améliorée en faisant attention à sa combinaison génétique. L’avortement a ses racines dans ce mouvement, parce qu’il s’agissait d’une bonne façon de contrôler le taux de natalité des individus « indésirables ». Comment Proverbes 22.2 parle-t-il de cette sorte « d’immoralité » ?
 
5.     Lisez Matthieu 5.43-48. Comment résolvez-vous ces problèmes « voisins » sans aucune référence aux paroles de Jésus ?
 
a.      Dans quelle mesure la création et notre statut d’enfants de Dieu influence-t-ils la réponse ?
 
6.     Lisez Matthieu 25.31-36 et Matthieu 25.40. Focalisons-nous sur l’un de ces cas – l’assistance au malade. Selon vous, à quelles raisons morales pouvez-vous penser pour éviter ceux qui sont malades ? (Ils peuvent être contagieux ! Savez-vous ce que cela peut signifier pour vous et votre famille ? Si vous tombez malade vous ne pourrez plus travailler !)
 
a.      Dans quelle mesure notre conception de Dieu en tant que notre Créateur et Rédempteur change-t-elle notre pensée ? (Dieu, en tant que Créateur, s’identifie à ceux qui sont dans le besoin. Nous pouvons dire que le malade en est arrivé là parce qu’il a violé les lois de Dieu sur la santé, sur la pureté sexuelle, ou qu’il a d’une façon ou d’une autre « mérité » d’être malade. Nous pouvons dire des choses similaires au sujet des personnes pauvres. Mais le fait d’avoir un Dieu Créateur nous donne un certain niveau de dignité et de valeur. Quand nous aidons ceux qui souffrent, nous agissons comme notre Dieu.)
 
7.     Parcourez Deutéronome 28. Cela modère-t-il d’une façon ou d’une autre ce que nous venons de discuter ? Y a-t-il des fois où nous ne devrions pas venir en aide à ceux qui sont dans le besoin ? (Dieu dit qu’il punira les mauvais comportements. Nous devons prier pour que l’Esprit saint nous guide pour être sûrs que nos actions sont toujours en ligne avec celles de Dieu. Nous devons avoir l’humilité de dire : « Combien de fois ai-je manqué Dieu ? »)
 
8.     Cher(ère) ami(e), voulez-vous vous engagez aujourd’hui à faire de la parole de Dieu la seule base pour vos décisions morales ? Voulez-vous décider que si Dieu interdit quelque chose, c’est malum in se, même si vous ne comprenez pas la pensée de Dieu ?
 
III.  La semaine prochaine : La création et la chute.
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