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Nouveau Testament

Étude 04 – Être et faire (Jacques 1.22-27)

Copyright © 2014, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Combien de conseils recevez-vous ? Il me semble que je reçois constamment des conseils de la part des autres. Certains me sont donnés sans que je les demande. D’autres me sont donnés parce que je les demande et que je veux vraiment les recevoir. Beaucoup de conseils me parviennent simplement dans les détails de la vie quotidienne. Il y a quelques jours j’aidais à assembler une voiture jouet pour ma petite-fille, qui était suffisamment grande pour qu’elle s’asseye dedans. Le fabricant m’avait donné des directives pour le montage, mais j’ai décidé qu’une partie était fausse et il s’est avéré que j’avais raison. D’un autre côté, quand le GPS de mon téléphone mobile me donne un conseil sur la direction à prendre en voiture, je prends le conseil très au sérieux. La façon dont nous réagissons face aux conseils reflète ce que nous pensons sur la source du conseil. C’est le sujet de notre étude de cette semaine. Débutons-la sans plus attendre !
 
I.  La tromperie
 
1.     Lisez Jacques 1.22. J’entends ou je lis souvent des conseils que je pense être de pacotille. Pourquoi Jacques dit-il que le simple fait d’écouter est une sorte de tromperie ?
 
a.      Parce que j’essaye de ne pas être trompé, je n’accepte pas de conseils de pacotille. Que veut dire Jacques concernant les auditeurs ? (Il veut dire que le conseil n’est pas de pacotille. Jacques fait référence à « la Parole », qui est une référence à la Bible. Les auditeurs ne croient pas que le conseil est de pacotille. Cependant, ils agissent comme si le conseil était de pacotille parce qu’ils ne le suivent pas.)
 
i.       Où est la tromperie dans cela ? (Apparemment ces auditeurs se trompent eux-mêmes. Ils déclarent que la Bible leur donne de bons conseils, mais ensuite ils ne suivent pas ses conseils. S’ils ne suivent pas ses conseils ils sont trompés dans la pensée qu’ils sont de bons Chrétiens.)
 
(1)   Connaissez-vous de telles personnes ?
 
2.     Lisez à nouveau Jacques 1.22. Quel est le remède contre cette tromperie ? (Jacques nous dit de faire ce que la Bible nous dit de faire.)
 
II.  Un miroir
 
1.     Lisez Jacques 1.23-24. Pourquoi vous regardez-vous le visage dans un miroir ? (Pour être sûr(e) que tout est en ordre.)
 
a.      Comment savez-vous si quelque chose ne va pas ? (Vous savez à quoi vous êtes supposé(e) ressembler.)
 
b.      Pourquoi « regarder » dans la loi ? (La loi est « ce à quoi les choses devraient ressembler » dans notre vie. Si vous trouvez que votre vie n’est pas telle qu’elle devrait être, vous changez des choses – à moins que vous ne vous trompiez vous-même.)
 
2.     Lisez à nouveau Jacques 1.23-24. Que penseriez-vous si quelqu’un vous disait qu’il a regardé dans un miroir et qu’il a immédiatement oublié à quoi il ressemblait ? (Quelque chose ne va vraiment pas chez cette personne. Non seulement nous devrions de manière générale savoir à quoi nous ressemblons (comment oublier ?), mais nous regardons pour voir si tout est en ordre. Dès lors que nous regardons pour voir ce qui ne va pas, comment pouvons-nous l’oublier ?)
 
a.      Pensez-vous à une quelconque autre explication pour une personne qui oublie – autre que quelque chose qui ne va pas dans le mental de la personne ? (Si vous oubliez immédiatement, cela peut être parce que vous ne vous souciez pas que quelque chose puisse mal aller. Si vous ne vous souciez pas de ce à quoi vous ressemblez, pourquoi serait-il important de se souvenir ?)
 
b.      Quel enseignement essaye de nous donner Jacques ? (Si nous regardons à la loi et que nous voyons que notre vie ne correspond pas à ce que suggère la loi, mais que nous ne faisons rien, cela suggère soit que quelque chose ne va pas dans notre esprit, soit que cela nous est égal.)
 
i.       Avez-vous une autre explication ? (Nous ne pensons pas que le conseil soit d’aucun bien. Si nous pensons que la Bible contient des conseils de pacotille, comment pouvons-nous affirmer être chrétiens ? Cela nous ramène au point d’origine de Jacques. Si nous pensons que la Bible contient des bons conseils et que nous ne les suivons pas, nous nous trompons nous-mêmes sur le fait d’être chrétiens.)
 
ii.       Qu’en est-il si nous pensons que la Bible contient parfois des bons conseils ? Dans l’introduction j’ai écrit au sujet des directives pour assembler la voiture jouet. Nous avons suivi la plupart des directives, mais je savais que certaines étaient erronées. S’agit-il d’une approche acceptable de la Bible ? (Mon attitude vis-à-vis des instructions de montage était que je pouvais accepter ou rejeter n’importe quelle directive. Si nous adoptons la même attitude envers la Bible, alors nous sommes notre propre dieu. Nous adorons notre propre opinion et nous avons l’arrogance de penser que nous savons mieux que notre Créateur.)
 
III.  La liberté
 
1.     Lisez Jacques 1.25. Quelle liberté avez-vous en regardant dans un miroir ? (Si je regarde dans un miroir et que je vois que tout est en ordre, cela me donne la liberté qui vient du fait d’avoir confiance dans mon apparence. Je n’ai pas à me soucier du fait d’avoir quelque chose coincé entre les dents, ou que la braguette de mon pantalon soit ouverte, ou que j’aie une tache sur mon col de chemise.)
 
a.      Jacques écrit que c’est la loi qui nous donne la liberté, plutôt que le miroir. Que veut-il dire par cela ? (Au cours de notre série d’études sur la loi, nous avons défini que notre Créateur Dieu nous aime et sait ce qui est le mieux pour nous. La raison d’être de sa loi est de nous dire comment vivre pour éviter de nous faire du mal. La loi reflète l’amour de Dieu pour nous. La loi reflète la connaissance de Dieu sur la façon d’éviter les préjudices. C’est cela la liberté !)
 
2.     Lisez à nouveau Jacques 1.25. Notez que Jacques dit que celui qui continue à regarder dans le miroir n’oublie pas ce qu’il voit et agit selon ce qu’il voit. Quelle en est la conséquence ? (Une vie bénie.)
 
a.      Lisez Jacques 1.17. Pourquoi l’obéissance à la loi a-t-elle pour conséquence une vie bénie ? (Dieu nous donne des bonnes choses. La loi est une de ces bonnes choses qui améliorent notre vie.)
 
b.      Qu’en est-il des gens à qui écrit Jacques ? Ces gens n’ont-ils pas dû quitter leur maison à cause de la persécution ? (Lisez Jacques 1.12. Jacques dit que dans le pire des cas la bénédiction viendra au plus tard avec la vie éternelle. Jacques 1.15 explique que l’issue alternative est la mort.)
 
IV.  Les langues et les orphelins
 
1.     Lisez Jacques 1.26. Les écrits de Jacques sont-ils comme la langue d’une grenouille, dardant continuellement dans tous les sens ? Quel est le rapport entre le fait de parler et un miroir ? (Lisez Proverbes 27.19 et Matthieu 12.34-37. Proverbes 27.19 nous dit que de la même manière qu’un miroir (dans ce cas de l’eau) nous montre à quoi ressemble notre visage, ainsi notre cœur reflète ce que nous sommes. Jésus ajoute dans Matthieu 12.37 que nos paroles reflètent si précisément notre cœur qu’elles constituent la base de notre jugement. Ainsi, nos paroles sont un miroir de notre cœur.)
 
a.      Cela soulève une question pratique très sérieuse. La solution de Jacques (Jacques 1.26) est de « tenir sa langue en bride ». Cela marche-t-il ? N’est-ce pas comme essayer de modifier votre miroir afin d’avoir une meilleure apparence ?
 
b.      Selon Jacques, quel est l’état de quelqu’un dont la langue reflète un cœur mauvais ? (Cette personne « se trompe lui-même et sa religion est futile ». Cette idée de se tromper soi-même est un thème familier chez Jacques. Cela m’amène à penser que Jacques dit vraisemblablement que la langue doit être un signal d’alerte que quelque chose de sérieux ne va pas dans le cœur. Je ne crois pas qu’il suggère que le simple fait de retenir sa langue va changer le cœur.)
 
c.      Lisez à nouveau Jacques 1.19. Que suggère Jacques relativement à la langue ici ? (Réfléchissez avant de parler. Être plus réfléchi dans son langage est un bon point de départ pour se préserver des problèmes et pour évaluer son caractère.)
 
2.     Lisez Jacques 1.27. La religion que Dieu accepte est-elle de faire de bonnes œuvres pour ceux qui sont en détresse et d’éviter d’être pollué par le monde ? Bonjour le salut par les œuvres ! Selon vous, que veut dire Jacques, autre que nous sommes sauvés par nos bonnes œuvres ? (Supposons que Jacques soit toujours dans sa thématique des miroirs. La loi est un miroir avec lequel nous comparons notre vie. Nos paroles sont un miroir qui reflète notre cœur. Cela voudrait dire que le fait d’aider ceux qui ne peuvent pas nous aider (les veuves et les orphelins) est un miroir de notre expérience religieuse. Le fait d’éviter de mettre en pratique les valeurs du monde est également un miroir de notre expérience religieuse.)
 
3.     Cher(ère) ami(e), si vous acceptez la Bible comme un guide faisant autorité pour la vie, à quoi ressemble votre vie d’après le test du miroir ? S’il s’agit d’un signal d’alerte pour vous, pourquoi ne pas demander maintenant à l’Esprit saint de commencer un processus de changement de votre cœur ?
 
V.    La semaine prochaine : L’amour et la loi.
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