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Nouveau Testament

Étude 03 – Thessalonique à l’époque de Paul (1 Jean 2, Actes 17, Galates 5)

Copyright © 2012, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Avez-vous déjà entendu la question : « Y a-t-il quelque chose qui ne change jamais ? » Dans un certain sens, toutes sortes de choses changent tout le temps. Un énorme changement au cours des vingt dernières années est l’Internet. Publier et envoyer cette étude dans les « anciens jours » aurait nécessité beaucoup d’argent. Et même avec suffisamment d’argent, il ne serait pas pratique de l’envoyer dans le monde entier à cause des délais d’envoi. L’Internet a changé tout cela. Mais le cœur des gens est-il différent aujourd’hui ? Les espérances, les rêves et les soucis des gens ont-ils changé ? L’égoïsme a-t-il disparu ? Les réponses de la Bible aux problèmes ont-elles changé ? Non. Les gens de Thessalonique étaient comme vous et moi. Paul, Silas et Timothée ont dû lutter contre le péché, tout comme nous. Débutons notre étude de la Bible et voyons ce que nous pouvons apprendre sur la solution aux problèmes auxquels nous sommes tous confrontés !
 
I.       Les choses du monde
 
1.     Lisez 1 Jean 2.15. À l’exception de Dieu, tout ce que j’aime est dans le monde. Où sont les choses que vous aimez ?
 
a.      Selon vous, ce texte parle-t-il d’une localisation ? Parle-t-il de géographie ? Ou alors, veut-il dire : « N’aimez pas le monde » et tout ce qui est « dans » le monde – dans le sens d’être inclus au monde ?

2.     Lisez 1 Jean 2.16 (versions PDV & NBS). De quelle façon cela clarifie-t-il les réponses aux questions que nous venons de discuter ? (La Bible ne parle pas de géographie. Elle utilise le mot « monde » comme symbole des choses opposées à Dieu.)

a.      Selon vous, que veut dire la phrase « les mauvais désirs que chacun porte en soi » (version PDV) ? (Vous pourriez dire : « Je ne suis pas une mauvaise personne, donc mes désirs sont bons. » Mais je suppose qu’avoir des « désirs » est un indice de ce que signifie la Bible quand elle parle du « monde ».)
 
b.      Selon vous, que veut dire la phrase « le désir des yeux » (version NBS) ? (Cela semble être une autre forme de désir – vouloir quelque chose que l’on voit.)
 
c.       Connaissez-vous des gens qui se vantent de ce qu’ils possèdent et de ce qu’ils ont fait ? (Maintenant nous arrivons à quelque chose que nous pouvons réellement comprendre, parce qu’il s’agit probablement de nous. Si nous sommes dans le déni et pensons que cela n’est pas « nous », alors nous connaissons des gens qui correspondent à cette description.)

i.       Pourquoi une personne voudrait-elle se vanter de ce qu’elle a ou fait ? (Pour montrer qu’elle est meilleure que les autres, qu’elle a plus d’argent, plus de choses et qu’elle a accompli davantage parce qu’elle est plus intelligente, travaille plus dur ou est plus juste.)

d.      En lisant ces versets (1 Jean 2.15-16), pensez-vous que ces phrases que nous avons étudiées sont en rapport ? (Oui !)
 
i.       Si la définition finale (dans ce groupe de phrases) de ce que signifie aimer le monde est se vanter de soi-même, que cela suggère-t-il quant à la signification des « mauvais désirs que chacun porte en soi » (version PDV) et du « désir des yeux » (version NBS) ? (Il s’agit de gens qui veulent être sur le chemin de la vantardise de ce qu’ils ont ou font. Ils n’y sont pas encore, raison pour laquelle ils la « sollicitent ». Ils ne l’ont pas encore, raison pour laquelle ils la « désirent ». Ils s’agit là des gens « pauvres » et « sans réussite » qui veulent un jour être capables de se vanter de ce qu’ils ont et font.)
 
ii.     Avec cette compréhension, cela inclut-il à peu près chacun d’entre nous ? Pensez-vous que cette attitude humaine a changé depuis des milliers d’années ?

3.     Lisez 1 Jean 2.17. Pourquoi est-ce une mauvaise idée d’être sur le chemin (ou à la fin du chemin, ou essayer d’y être sans y arriver) d’une vie riche en vantardise ?      (C’est temporaire. Vous arrivez à un certain point où vous avez acquis et accompli un certain nombre de choses et vous vous en vantez – et vous mourrez. Ou alors, pire, vous avez convoité et désiré toute votre vie, et soudainement vous réalisez que vous avez perdu votre vie et vous n’avez rien !)

a.      Pourquoi le fait d’avoir, de faire et de se vanter est-il inconsistant avec le fait d’avoir l’amour du Père en nous ? (Quelqu’un qui a l’amour de notre Père céleste n’est pas focalisé sur lui-même, mais a le désir d’aider les autres.)
 
b.      De quelle façon le désir d’aider les autres a-t-il du sens pratique ? (« Celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours. »)
 
4.     Lisez Actes 17.1-3. Quel était l’aspect le plus difficile du message de Paul aux Thessaloniciens ? (Que les gens devaient adorer un Messie qui est mort aux mains des Romains – plutôt qu’en les conquérant.)

a.      S’agit-il là pour vous du vrai challenge de l’évangile – un message de don de soi pour les autres, plutôt que de conquête de tous ceux qui viennent sur votre chemin ?

b.      La tâche de Paul était-elle la même que pour tous ceux qui partagent l’évangile aujourd’hui – tâche pour laquelle le vrai évangile est « difficile à vendre » si l’abnégation est correctement comprise ?
 
i.       L’évangile est-il de la pure abnégation ? (Non. Non seulement nous obtenons la vie éternelle, mais une joie durable provient de l’aide envers les autres.)
 
II.     L’approche de Paul au monde

1.     Lisez 1 Corinthiens 9.19. Est-ce consistent avec ce que nous venons d’étudier ? (Oui !)

a.      Cela constitue-t-il un appel pour vous ? (Le cœur naturel ne veut pas être un esclave. Continuons la lecture pour voir ce que Paul veut dire par là.)
 
2.     Lisez 1 Corinthiens 9.20-21. Il ne s’agit pas d’esclavage dans le sens auquel nous pensons habituellement. Dans quel sens Paul est-il un esclave ici ? (Il semble s’agir d’un esclavage d’idées et non un esclavage physique. Paul aurait pu aller auprès de chacun de ces groupes et dire : « Vous avez besoin de plus de lois » ou « Vous avez besoin de moins de lois ». Au lieu de cela, il s’est abstenu de faire valoir ses propres idées.)
 
a.      Comment pouvons-nous faire la distinction entre être un esclave – laisser de côté nos propres idées en faveur des idées des autres – et faire des compromis sur l’évangile ? Comment pouvons-nous faire la distinction entre ce qui est pratique pour gagner les autres, et ce qui est de la désobéissance à Dieu ?

3.     Lisez Actes 16.3. Timothée se fait-il lui-même esclave pour les autres ? (Oui, il s’agit d’un exemple douloureux du fait de se donner aux idées des autres. Mais Paul pensait qu’ils devaient faire des compromis sur ce point afin de gagner les Juifs.)

4.     Lisez Galates 5.2-3 et Galates 5.11-12. La circoncision était-elle un point important pour Paul ? (Oui. Il s’est battu contre elle.)
 
a.      Pourquoi alors a-t-il fait des compromis avec Timothée et pas avec les Galates ? (Les Galates n’étaient pas circoncis, et Paul leur a dit qu’il n’était pas nécessaire qu’ils soient circoncis pour être sauvés. D’un autre côté, Timothée allait prêcher l’évangile à ceux qui avaient été circoncis, et le fait d’être circoncis l’aiderait à partager l’évangile avec eux. Je n’ai aucun doute que Paul a finalement partagé l’évangile avec ces Juifs circoncis – mais le compromis personnel pour être capable de partager l’évangile fait partie du renoncement à soi-même pour les autres.)
 
5.     Quand nous avons commencé notre discussion sur la vantardise au sujet de ce que nous faisons et possédons, il semblait que nous parlions des riches, des personnes qui ont du succès (et de ceux qui essaient d’être riches et d’avoir du succès). Toutes ces personnes constituent-elles la seule cible de notre étude ? (Non. Une cible importante est la vantardise au sujet de ce que vous faites et ce que vous avez au regard de l’évangile ! Je doute peu que la vantardise au sujet de l’argent, du pouvoir et de la position font partie du fait d’être dans le monde. Mais l’esclavage que mentionne Paul est un esclavage qui est lié à l’opinion religieuse.)

6.     Laissez-moi vous poser à nouveau la question : comment faites-vous la distinction entre faire des compromis dans vos idées et la désobéissance à Dieu ? (Je ne comprends pas entièrement cela, mais la première question à se poser est : « Fais-je cela pour faire avancer l’évangile ? » Si la réponse est positive, alors vous êtes probablement sur le bon chemin.)

III.  À partir de l’église
 
1.     Lisez Actes 18.1-3. S’agit-il d’une mauvaise utilisation des talents et du temps que de faire des tentes au lieu de prêcher l’évangile ? (Nous venons de discuter l’idée d’être généreux et utile pour atteindre les gens. Paul renforce sa relation avec Aquilas et Priscille. Nous voyons dans Romains 16.3-4 que ces deux personnes sont devenues de grands collaborateurs pour partager l’évangile.)
 
2.     Lisez Colossiens 4.15. Nous lisons ici (comme dans d’autres passages) la mention d’églises de maison. Dans quelle mesure l’idée d’ouvrir votre maison aux autres membres d’église correspond-elle au sujet de cette étude ? (Il s’agit d’un autre exemple de désintéressement pratique.)

3.     Si vous avez déjà participé à une église de maison, quels sont ses avantages ? (Vous voyez comment ce groupe de croyants peut travailler ensemble sans investir beaucoup d’argent dans une propriété. Dans une église plus grande, vous ne pouvez peut-être pas très bien connaître les gens. Dans une église de maison vous avez des relations proches.)

4.     Cher(ère) ami(e), la semaine prochaine nous commencerons sérieusement notre étude de 1 Thessaloniciens. Comme résultat de cette étude, pouvez-vous voir plus clairement l’attitude qui était nécessaire à Paul et qui vous est nécessaire pour atteindre les autres avec l’évangile ? Voulez-vous vous engager à considérer attentivement comment un compromis désintéressé de vos opinions religieuses peut faire avancer l’évangile ?
 
IV.    La semaine prochaine : Joyeux et reconnaissants.
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