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Ancien Testament

Étude 13 - Villes de refuge (Nombres 35)

Copyright © 2009, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Dans les derniers chapitres du livre des Nombres nous voyons que Dieu amène réellement son peuple en Canaan. Le chapitre 33 du livre des Nombres contient le récit historique du voyage d’Égypte en Canaan. Le voyage entre maintenant dans les livres d’histoire et ne fait plus partie de la vie de tous les jours. Dans le chapitre 34, nous lisons les nouvelles frontières que Dieu établit pour Israël. Dans le chapitre 35, Dieu décrit un système de justice, qui inclut même la localisation des prisons ! Aimeriez-vous que l’on construise une prison dans votre arrière-cour ? Saviez-vous qu’Israël avait des prisons ? Saviez-vous que les prêtres vivaient avec ceux qui étaient accusés de meurtre ? Débutons notre étude de la Bible et découvrons-en davantage !
 
I.       Les prêtres et les meurtriers
 
1.     Lisez Nombres 35:1-3. Qu’avons-nous appris précédemment au sujet des lévites ? (Les lévites sont restés fidèles à Dieu lorsque le reste des Israélites adoraient le veau d’or au mont Sinaï. En conséquence, Dieu leur a donné la responsabilité du tabernacle et de la prêtrise pour la communauté.)
 
a.      Si les lévites sont les "bons", pourquoi ont-ils reçu des villes au lieu de territoires ? (Leur salaire (héritage), selon Nombres 18:24, était de recevoir les dîmes du peuple et aucun territoire.)

2.     Lisez Nombres 35:4-5. Pourquoi avaient-ils besoin d’une zone de pâturage ainsi définie ? (Parce que les dîmes incluaient du bétail. Ainsi, ils en disposaient pour une durée limitée avant de les manger.)

a.      Pourquoi les prêtres ne sont-ils pas végétariens ? S’il s’agit du régime le plus saint, et que Dieu a mis en place le système, pourquoi ne mangeaient-ils pas que des végétaux ? (Dès lors que le sacrifice animal était là comme symbole de Jésus, il n’était pas vraiment très pratique pour eux d’être végétariens. Les considérations pratiques l’emportent sur les considérations sanitaires.)
 
3.     Lisez Nombres 35:6-8. Les lévites doivent vivre avec ceux qui ont commis des meurtres et ils doivent vivre parmi les autres tribus. Selon vous, pourquoi Dieu a-t-il prévu cela de cette façon ? Y a-t-il là des enseignements pour le pastorat actuel ? (Quelqu’un qui avait commis un meurtre ou qui était accusé de meurtre aurait le plus grand besoin de conseils spirituels. En ce qui concerne la partie non-létale de la population, les lévites ne devaient pas vivre dans une colonie séparée d’eux. Au lieu de cela, leurs villes devaient être réparties dans tout Israël. Les prêtres devaient être parmi le peuple.)
 
4.     Lisez Nombres 35:9-11. Ces "villes de refuge" sont-elles là où vivent tous les meurtriers (avec les lévites et leur famille) ? (Non. Elles sont pour ceux qui "ont tué quelqu’un par erreur".)

5.     Que considérez-vous être un meurtre par erreur ? Cela inclurait-il quelqu’un qui a été négligent ? Quelqu’un qui a roulé à 100 km/h dans une zone scolaire tout en lisant un message sur son téléphone mobile ? (Lisez Deutéronome 19:4-6. La clé est l’absence de préméditation. Le meurtre n’était pas intentionnel.)

a.      Y a-t-il une part de négligence dans le meurtre impliquant la hache ? Une personne raisonnable vérifierait-elle la solidité de la hache avant de la brandir en présence d’autres personnes ? (C’est là le problème avec la négligence. Si la réponse est positive, celui qui tenait la hache a été négligent. Si la réponse est négative, la mort est purement accidentelle. Dans les deux cas, la personne est éligible pour aller dans une ville de refuge.)
 
6.     Lisez Nombres 35:12. Les villes de refuge sont-elles des prisons ? Sont-elles placées où vivent de façon permanente ceux qui sont accusés de meurtre ? (Si vous lisez à nouveau Deutéronome 19:6 il est dit du "vengeur du sang" (traduction NEG) qu’il est "dans l’ardeur de sa colère". Ces villes permettaient de faire baisser la colère sans que quiconque ne soit tué dans l’intervalle.)
 
a.      Qui est le "vengeur du sang" (traduction NEG), et quel rapport a-t-il avec la ville de refuge ? (Lisez Genèse 9:5-6. Le vengeur était le plus souvent un membre de la famille de la victime qui suivait les instructions concernant le fait de répandre le sang de quelqu’un qui a répandu le sang d’un autre.)

7.     Lisez à nouveau Nombres 35:12. Selon vous, comment fonctionnait ce système de justice ? (La ville de refuge n’était pas uniquement un endroit pour que les vengeurs se calment ; elle était un endroit où ceux qui ont l’autorité pouvaient faire la distinction entre ceux qui avaient tué intentionnellement et ceux qui avaient tué quelqu’un par accident ou par négligence. Le vengeur ne devait pas tuer l’accusé avant qu’un jugement définisse la nature du meurtre.)

8.     Lisez Nombres 35:13-15. Qui est éligible pour profiter d’une ville de refuge ? (N’importe qui. L’on pourrait penser qu’un étranger n’était pas protégé par la loi hébraïque. Telles sont les personnes les plus susceptibles de faire les frais d’une foule en colère. Dieu indique que tous ont droit à un jugement équitable.)
 
a.      Que suggère l’emplacement des villes ? (Elles étaient de façon égale à la disposition de tous.)
 
II.     La jurisprudence de Dieu

1.     Lisez Nombres 35:16-18. Nous venons d’apprendre que la préméditation est la clé pour séparer le coupable d’un meurtre du responsable d’un accident. Avons-nous maintenant changé les règles ? Quel est le lien entre le fer, la pierre ou le bois et la méchanceté ? (Le fait de frapper quelqu’un avec une arme de mort dans votre main révèle ce que vous avez en tête.)

2.     Lisez Nombres 35:20-21. Nous nous retrouvons dans la méchanceté préméditée. Le fait de jeter quelque chose intentionnellement à quelqu’un équivaut-il à la méchanceté préméditée ? Qu’en est-il d’un coup de poing hostile ? (Normallement, la méchanceté préméditée signifie que vous prévoyiez de faire du mal à quelqu’un. Je pense qu’un coup de poing hostile et que le fait de jeter quelque chose intentionnellement élargissent quelque peu la définition d’un meurtre. Celle-ci semble inclure les poussées de colère.)
 
3.     Lisez Nombres 35:22-23. Ces exemples témoignent-ils de négligence ou de méchanceté préméditée ? Selon vous, quelle est la différence-clé ? (L’intention de faire du mal.)
 
a.      Supposez que vous fassiez partie d’un jury et que les quelques derniers versets soient les instructions pour le jury. Vous sont-elles suffisamment claires ?

b.      Vous sentiriez-vous en confiance pour juger une affaire de meurtre ? (Je pense que les instructions de Dieu sont très claires.)

c.      Dans quelle mesure les lois de votre pays sont-elles semblables ? (Je n’ai pas été impliqué dans le droit criminel depuis plus de trente ans, mais ces règles semblent refléter les règles de droit commun relatif à la criminalité aux États-Unis d’Amérique. Cependant, nos règles de "criminel meurtrier" et de "co-conspirateur" tissent un filet plus large que la loi de Dieu.)
 
4.     Qu’arrive-t-il à ceux qui tuent quelqu’un par négligence ou par accident ? Sont-ils libres de partir ? (Ces personnes sont décrites dans Nombres 35:22-24, que nous venons de lire.) Lisons la suite : Nombres 35:25-28. De quelle sorte de sentence s’agit-il ?
 
a.      Pensez-vous que cela est juste ? (La punition s’adapte au "crime". Par accident ou par négligence, une personne a perdu sa vie. La punition est une limite dans la vie du meurtrier, mesurée par la chance - combien de temps vivra le grand prêtre ? Il semble que la chance est présente des deux côtés : la mort et la punition.)

i.      En quoi est-ce comparable à la loi de votre pays ? (Si une mort est purement accidentelle, nous ne punissons pas du tout le meurtrier.)

5.     Nous avons discuté la règle de la loi. Quelles sont les exigences de preuve dans le cas d’un meurtre ? Lisez Nombres 35:30. Selon cette norme, un meurtrier peut-il être tué sur la base d’aveux lors d’une garde à vue ? (Non. Un seul témoin n’est pas suffisant. Dieu a une règle contre l’auto-incrimination.)
 
a.      Combien de témoins sont nécessaires ? (Lisez Deutéronome 17:6-7. Deux ou trois.)
 
i.      Est-ce comme de dire : "Je vous vendrai ma voiture pour 5'000.- à 6'000.- Euros", signifiant que le prix est de 5'000.- Euros ?

ii.     Quel effet a la règle "les témoins lèveront la main en premier" sur le témoignage des témoins ? (Cela suggère que vous devez avoir au moins deux témoins solides. Quelqu’un qui n’est pas sûr ne voudra pas prendre part à la sentence. Si vous avez deux faibles témoins, cela n’est pas suffisant.)

iii.    Cela signifie-t-il que sous la loi de Dieu certains meurtriers s’en iront libres ?
 
6.     Lisez Nombres 35:31-32. Les personnes fortunées sont-elles soumises à des règles de justice différentes dans le système de Dieu ? (Non. Vous ne pouvez pas monnayer un changement de sentence.)
 
7.     Lisez Nombres 35:33-34. Quelle est la raison de ces règles ? (Ils vivent en présence de Dieu.)

III.    Dieu resplendissant

1.     Que nous enseignent ces règles sur les meurtres, et plus spécifiquement les derniers textes que nous avons lus, au sujet de notre Dieu ? (Il est un Dieu de justice qui protège la vie. Nous le voyons dans le principe d’une loi qui est la même pour tous et dans le jugement équitable du système des villes de refuge.)
 
2.     Comment le système de "substitution par l’agneau" de Dieu, son plan de salut par "substitution par Jésus", peut-il s’adapter à une règle de loi qui d’une part prohibe les rançons (Nombres 35:31) et d’autre part demande réparation par la mort du pécheur (Nombres 35:33) ? (Il y a deux éléments. Premièrement, nous parlons des règles de vie sur la terre, et non pas de la vie éternelle. Deuxièmement, Jésus est notre Créateur. Il n’est pas simplement quelqu’un d’autre qui offre de payer pour notre vie. Le sacrifice de Jésus ne montre pas seulement la nature terrible du péché, il montre jusqu’où Dieu ira pour sauver notre vie pour l’éternité.)
 
3.     Cher ami, nous avons un Dieu de justice et de grâce. Voulez-vous accepter sa grâce pour éviter sa justice ? Voulez-vous donner votre cœur à Dieu dès aujourd’hui ?

IV.    La semaine prochaine : Nous entamerons une nouvelle série d’études sur le thème du fruit de l’Esprit.
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