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Étude 01 – Évangélisation et témoignage, définition (Luc 24, Actes 1, 5 & 10)

Copyright © 2012, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Partager l’évangile est quelque chose que tous les Chrétiens peuvent faire. La question est : « Comment pouvons-nous bien le faire ? » En général je pense à l’évangélisation et au témoignage comme étant la même chose. Cependant, avec le regard d’un avocat les deux sont bien différents. Dans la plupart des dossiers judiciaires, les faits sont discutés en premier lieu. Ensuite vient l’argumentation juridique. La première section concerne les témoins et ce qu’ils disent s’être passé. La deuxième concerne la persuasion. Quand j’écris les faits dans un dossier, mon but est de persuader. Cependant, aucun bon avocat ne confondra un établissement de faits et une argumentation juridique. Cela est-il vrai pour des Chrétiens qui veulent partager l’évangile ? Devons-nous être sûrs que nous comprenons la différence entre les faits et la persuasion ? Quelle part de persuasion possédons-nous ? Ouvrons la Bible et voyons ce que nous pouvons apprendre !
 
I.       Le témoignage et l’évangélisation
 
1.     Lisez Luc 24.45-48. Il s’agit là de certaines des dernières paroles de Jésus à ses disciples avant qu’il ne retourne au ciel. Jésus leur dit qu’ils sont des « témoins ». Cependant, il a commencé (verset 45) en leur enseignant la Bible. Les disciples sont-ils invités à témoigner ou à persuader ? (Leur unique rôle est de témoigner. Jésus leur a enseigné que la Bible prédisait certains évènements de la vie de Jésus. Les disciples sont des témoins factuels que cela est arrivé exactement comme la Bible l’avait prédit.)
 
2.     Lisez 2 Corinthiens 5.20-21. S’agit-il là de témoignage ou de persuasion ? (Il s’agit clairement de persuasion.)

3.     Lisez Actes 1.8. Nous trouvons ici davantage des dernières paroles de Jésus avant qu’il ne monte au ciel. Pourquoi avons-nous besoin de l’Esprit saint pour témoigner ?

4.     Lisez Actes 5.30-32 (version à la Colombe). Que voyons-nous ici ? Du témoignage ou de la persuasion ? (Pierre commence en parlant de faits, mais il arrive ensuite à un argument juridique (« la repentance et le pardon des péchés »).
 
a.      Notez la façon dont Pierre parle de l’Esprit saint. Je ne vois pas où l’Esprit saint donne un quelconque fait. En quoi l’Esprit saint est-il un « témoin » ?
 
5.     Jetons un coup d’œil sur ce qui précède cela. Lisez Actes 5.12-18. C’est la raison pour laquelle Pierre et les disciples ont été arrêtés. En quoi l’Esprit saint est-il un témoin ? (L’Esprit saint corrobore le témoignage factuel et l’argumentation juridique des disciples en faisant des miracles par leur intermédiaire.)

6.     Voyons comment les disciples ont mis ensemble tous ces éléments. Lisez Actes 10.39-41. Que se passe-t-il ici ? (Du témoignage. Les disciples rapportent les faits qu’ils connaissent.)

7.     Lisez Actes 10.42-43. Que se passe-t-il ici ? (Il s’agit des éléments de l’aspect « argumentation juridique ».)
 
8.     Lisez Actes 10.44-46. Que se passe-t-il ici ? (L’Esprit saint affirme la vérité des faits et l’exactitude des arguments juridiques.
 
II.     Le témoignage d’aujourd’hui ?

1.     L’ouï-dire est un exposé des faits qui ne sont pas attestés par la personne qui témoigne devant un tribunal. Qu’est-ce qui ne va pas avec l’ouï-dire ? (Vous ne pouvez pas le tester pour vous assurer qu’il est véridique. Si je témoigne que j’ai vu quelqu’un frapper une tierce personne, je peux subir un contre-interrogatoire pour évaluer ma capacité à voir l’événement et quels sont mes préjugés. Si je témoigne que mon frère m’a dit qu’il a vu quelqu’un frapper une tierce personne, mon témoignage ne peut pas être vérifié pour attester sa fiabilité.)

2.     Les Chrétiens d’aujourd’hui sont-ils aux prises avec un évangile par ouï-dire ? (Le fait de dire que Jésus a vécu, est mort et est ressuscité pour nos péchés est certainement un ouï-dire. Les disciples en étaient des témoins, mais nous n’en sommes pas.)
 
a.      Ainsi, le témoignage fait-il partie des tâches qui ne nous sont pas disponibles ? (Non. Nous pouvons dire ce que Jésus a fait pour nous.)
 
3.     Rappelez-vous que j’avais dit que chaque dossier juridique nécessite une déclaration des faits avant l’argumentation judiciaire. J’ai également dit que ce sont les mauvais avocats qui mélangent les deux. Toutes nos actions d’évangélisation devraient-elles commencer par un témoignage avant que nous entrions dans la persuasion ? Ou alors, le temps a-t-il éliminé l’importance des faits, parce que nos faits n’ont rien d’aussi excitant que la résurrection d’entre les morts ?

4.     Un jour que je visitais une église, un très grand homme s’est levé pour dire louer Dieu au travers d’un témoignage sur la semaine écoulée. Son histoire était la suivante : il œuvrait dans les prisons et un jour il a vu l’officier responsable des services correctionnels manger un sandwich au jambon. Il lui a dit que le fait de manger du jambon aurait pour conséquence de le mener en enfer. L’homme, qui présentait un surpoids d’environ 30 à 50 kg, était reconnaissant que Dieu lui ait donné l’opportunité de témoigner à cet officier responsable.

a.      Détaillons cette histoire dans les différents éléments que nous avons appris. Le membre d’église a-t-il témoigné d’un fait quelconque ? (Il avait un message relatif à la santé, mais ses « faits » non-verbaux montrent qu’il avait au mieux un message partagé.)
 
b.      Quel était le message juridique (de persuasion) de cet homme ? (Que le commandement de Lévitique 11 de ne pas manger de la viande impure était un message de salut. Que cet homme ait raison ou non sur sa supposition théologique sous-jacente, cela ne semble pas avoir quoi que ce soit à voir avec le message d’évangile que constituent la vie, la mort et la résurrection de Jésus.)
 
c.       Quel était le témoignage de l’Esprit saint ? (« L’homme au jambon » n’en a relaté aucun.)

5.     Lisez Matthieu 15.16-18. Cela suggère que l’homme au jambon aurait dû faire un peu plus de travail du côté juridique (persuasion) de son évangélisation. De façon plus importante, que cela nous enseigne-t-il sur le témoignage ? (Ce qui est important est ce que nous disons.)

6.     Lisez Matthieu 12.36. Que suggère ce verset au sujet du témoignage ? (Que chaque parole que nous disons est importante.)
 
a.      Est-ce ainsi que vous voyez l’évangélisation – comme un processus constant, du type instant après instant, une parole après l’autre ?
 
b.      Revenons sur notre homme au jambon. Selon vous, qu’espérait-il ? (Que l’officier responsable se repente de manger du jambon et qu’il se convertisse et devienne membre de l’église de l’homme au jambon. Cela ne s’est pas passé ainsi. Mais, l’homme au jambon pensait devoir mentionner ce fait au cours du moment de « prière », afin d’être considéré comme digne de louange d’avoir au moins essayé. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit là du seul témoignage que l’homme au jambon pouvait se rappeler durant cette semaine-là.)

7.     Lisez Marc 4.13-16. À quoi Jésus compare-t-il le partage de l’évangile ? (À des paroles semées tout le long du chemin de la vie.)

8.     Il y a un livre populaire que j’ai lu dont le titre est « Nudge » (en français « Coup de coude »). Il parle du gouvernement, de l’économie et des prises de décision. En même temps, il y a un livre religieux moins populaire que je lis actuellement qui s’intitule également « Nudge ». Le livre religieux parle d’évangélisation. Les deux livres ont un thème commun : les petites tentatives d’influence peuvent avoir de grands effets. Comment associeriez-vous l’idée « Nudge » aux trois textes bibliques que nous venons de lire : a) « chaque parole compte dans le jugement » ; b) « ce qui sort de la bouche est très important, contrairement à ce qui y entre » ; c) « l’évangélisation est des paroles semées » ? (Toutes ces déclarations de Jésus nous disent que toutes nos paroles ont un effet immense. Nous poussons les gens soit vers l’évangile, soit loin de l’évangile.)
 
9.     Comment votre vision du témoignage et de l’évangélisation changerait-elle si vous les considériez comme quelque chose qui se déroule instant après instant, plutôt que, telle l’histoire de l’homme au jambon, comme « la grand opportunité qui n’arrive qu’une fois tous les quelques mois de se lancer dans une chasse à l’homme et de convertir quelqu’un » ?
 
III.  L’Esprit saint comme témoin

1.     Lisez Marc 16.19-20. Nous voyons les disciples partager l’évangile. Quel est le rôle de l’Esprit saint là-dedans ? (Il confirme la véracité de la parole annoncée. Il corrobore le témoignage de la personne.)

2.     Lisez Jean 16.7-11. Quel travail de l’Esprit saint voyons-nous ici ? (L’Esprit saint apporte la conviction de péché, de justice et de jugement.)
 
3.     Lisez Actes 8.29-31. Quel travail de l’Esprit saint voyons-nous ici ? (L’Esprit guide Philippe vers une personne qui veut comprendre l’évangile.)
 
4.     Que nous enseignent ces textes sur le rôle de l’Esprit saint dans notre témoignage ? (Qu’il nous guidera vers les bonnes personnes, il apportera la conviction, et il corroborera notre témoignage.)

a.      Avez-vous déjà expérimenté cela dans votre vie ? (J’imagine que vous avez des histoires qui montrent que l’Esprit saint vous a guidé(e) vers quelqu’un en recherche, et qu’il a apporté la conviction.)

b.      Combien d’entre vous ont expérimenté l’Esprit saint qui corrobore votre témoignage par des signes ?
 
i.       Comme vous l’avez peut-être deviné, je pense que le témoignage de « l’homme au jambon » n’était pas très utile. Je suis plutôt certain que beaucoup de gens ont un témoignage pas très utile, et parfois je me questionne sur mon propre témoignage. Êtes-vous incertain(e) quant au meilleur moyen de témoigner ?
 
ii.     Si nous ne voyons aucune corroboration de notre témoignage par l’Esprit saint, au-travers de signes ou de conviction, devons-nous y voir un signe que nous n’agissons pas de la bonne façon ?

5.     Cher(ère) ami(e), nous venons de débuter notre étude sur le témoignage. Voulez-vous faire deux choses : demander à l’Esprit saint de vous donner la perspicacité de témoigner, et étudier ce sujet avec nous en explorant la parole de Dieu ?

IV.    La semaine prochaine : Un ministère pour chaque membre.
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