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Nouveau Testament

Étude 09 – Un seul législateur et juge (Jacques 4.11-17)

Copyright © 2014, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Il y a deux semaines nous avons appris de Jacques à quel point notre langue peut créer des dommages. Avez-vous déjà dit quelque chose qui porte un jugement ? En ce qui me concerne, je sais que oui. Nous avons une membre d’église âgée qui d’un côté amène des nouvelles personnes à l’église et d’un autre côté insulte les membres de l’église. C’est comme si elle en fait entrer certains et en chasse d’autres. Quand j’ai discuté avec elle au sujet de ses insultes (je pense qu’elle m’insultait à ce moment-là), elle m’a dit qu’elle était comme ça. Agissons-nous tous comme cela ? Peut-être que cela reflète le problème plus profond de penser que nous sommes supérieurs et que les autres devraient se conformer à nos points de vue. Cette semaine Jacques écrit sur le fait de juger et de se vanter de l’avenir. Débutons notre étude de la Bible et apprenons-en davantage !
 
I.  Juger
 
1.     Lisez Jacques 4.11. Jacques dit que le fait de juger un frère chrétien est semblable à juger la loi. Ailleurs (Jacques 1.25), Jacques réfère à la « loi parfaite ». Les frères chrétiens sont-ils parfaits ? Si tel n’est pas le cas, à quoi Jacques fait-il référence ?
 
a.      En quoi le fait de porter un jugement sur un frère chrétien est-il semblable à juger la loi ?
 
2.     Lisez 1 Corinthiens 6.2-4. Paul nous dit que nous jugerons les anges. Cela signifie-t-il que Jacques et Paul ne sont pas d’accord entre eux ?
 
3.     Lisez à nouveau Jacques 4.11, ainsi que Jacques 4.12. Selon Jacques, qui est le seul juge ? (Jésus.)
 
a.      Si Jésus est le seul juge, que cela suggère-t-il relativement à un jugement de notre part ? (Nous usurpons l’autorité de Dieu.)
 
b.      Notez que Jacques dit que ce seul juge est également le « législateur ». Quel est le rapport entre d’un côté le fait que Dieu nous a donné la loi, et d’un autre côté le fait que nous jugions des frères chrétiens ? (Jacques 4.11 (version à la Colombe) utilise le terme « médire », qui peut suggérer que nous jugeons de façon injuste. Quand Jacques dit qu’il n’y a qu’un seul législateur, je pense qu’il veut dire que quand nous créons notre propre norme pour le jugement, nous usurpons le rôle de Dieu en tant que législateur.)
 
4.     Nous avons deux enseignements de la part de Jacques : 1) Quand nous jugeons des frères chrétiens nous usurpons le rôle de Dieu en tant que juge ; et 2) Quand nous créons notre propre norme pour le jugement, nous usurpons le rôle de Dieu en tant que législateur. Comment expliquez-vous la déclaration de Paul dans 1 Corinthiens 6.2-4, où il nous dit d’être juges ? (Lisez 1 Corinthiens 6.1. Cela nous donne le contexte. Paul dit que quand il y a un conflit entre croyants, l’église peut (et devrait) nommer des juges pour résoudre le différend.)
 
5.     Lisez 1 Corinthiens 5.1-3. Quel est le point de vue de Paul ici sur le fait de juger des frères chrétiens ? (Nous avons l’obligation absolue de le faire. Paul dit qu’il a déjà agi comme juge dans sa situation, et il critique les croyants pour ne pas avoir déjà jugé cet homme et ne pas l’avoir exclu de l’église.)
 
a.      Est-ce semblable à la situation précédente dans laquelle un membre d’église résout (juge) le différend entre des membres d’église ? (Non. Cela semble bien plus proche du genre de situation au sujet de laquelle écrit Jacques.)
 
6.     Paul et Jacques sont-ils désespérément en conflit sur cette thématique du jugement ?
 
a.      Si ce n’est pas le cas, quelles différences importantes trouvez-vous dans ces textes bibliques ? (Premièrement, Jacques commence par décrire le jugement comme une « médisance » (version à la Colombe). Cela suggère un jugement injuste. Deuxièmement, Paul semble référer aux juges nommés par l’église. L’église a l’obligation de juger. Jacques cible les juges inofficiels qui utilisent leur propre norme et qui, par là, prennent la place de Dieu tant dans leur jugement que dans la création de leur propre norme.)
 
7.     Comment votre église traite-t-elle les jugements officiels ? Par exemple, quand j’avais la charge d’ancien dans mon église, je me souviens avoir été impliqué par l’autorité supérieure dans la visite d’un membre d’église qui était en situation d’adultère (aucun autre péché semble nécessiter une visite). Ce membre d’église que je visitais m’a dit que « ce n’était pas mon affaire et qui étais-je pour juger ? » Je haïssais ce genre de visites. Notre message au membre d’église était de changer d’attitude, de démissionner ou de se voir être radié de l’église. Selon vous, que dirait Jacques au sujet de ce genre de visite ? Que dirait Paul ?
 
a.      Plus récemment, l’église a été confrontée à quelques cas d’adultère impliquant des membres plus « élevés » et, à ma connaissance (je n’étais plus ancien) rien d’officiel n’a été entrepris. Certes, personne ne m’a demandé d’aller faire une visite. Pensez-vous que cette approche soit meilleure que celle de la visite et des menaces ? (Franchement, la seule différence que je peux discerner dans le résultat était qu’une visite a permis au conjoint éconduit d’avoir un sentiment de justice. Dans la plupart des cas plus récents, les conjoints éconduits ont rapidement divorcé et se sont remariés. Cela semble avoir été une leçon aussi puissante que la discipline imposée de l’église.)
 
b.      Lisez à nouveau 1 Corinthiens 5.1-2. Quel est le problème le plus important ici ? (L’église donne un mauvais exemple au monde. Les membres d’église sont « gonflés d’orgueil » à cause du péché.)
 
c.      Que cela ajoute-t-il à notre réflexion sur la discipline officielle de l’église ? (En considérant Jacques et Paul, je pense que la discipline officielle de l’église, de manière générale, est appropriée. En même temps, elle semble être requise seulement quand certains membres dans l’église encouragent le péché et que ce dernier montre un mauvais exemple, ou qu’il met l’église dans l’embarras aux yeux du monde.)
 
II.  Se vanter
 
1.     Lisez Jacques 4.13-14. Savez-vous ce que vous allez faire demain ? Qu’en est-il pour l’année prochaine ? (J’ai des rendez-vous et des dates d’échéance qui sont prévues au moins une année à l’avance.)
 
a.      Ce que dit Jacques est-il faux ?
 
b.      Jacques gagne-t-il le prix de la personne la plus désorganisée ?
 
2.     Lisez Luc 13.31-33 et Luc 14.28-30. Que suggèrent ces textes relativement à l’organisation et à la planification pour le lendemain ? (Ils en soutiennent l’idée.)
 
3.     Lisez Matthieu 6.34. Que cela dit-il pour demain ?
 
4.     Lisez à nouveau Jacques 4.13-14, ainsi que Jacques 4.15. Nous avons lu plusieurs déclarations sur le lendemain et sur le fait d’être organisé. Quel trait de vérité commun trouvez-vous dans ces textes, qui supporte Jacques ? (La planification est bonne. Mais nous devons nous appuyer sur Dieu et lui faire confiance. Nous devons laisser de côté les inquiétudes et cesser de nous appuyer sur nous-mêmes. Notre vie est entre les mains de Dieu. Je pense que l’enseignement de Jacques est d’éviter d’être arrogants relativement à ce que nous ferons le lendemain.)
 
5.     Lisez à nouveau Jacques 4.16. Quel problème soulève Jacques, qui va au-delà de la confiance en soi ? (Les gens se vantent de choses qu’ils n’ont même pas faites. Ils se vantent de certaines réalisations futures. Comment peuvent-ils se vanter de l’avenir qui est entièrement entre les mains de Dieu ? Nous pouvons nous vanter de notre Dieu, mais pas de nous-mêmes.)
 
6.     Un des avantages d’étudier un livre de la Bible – par opposition à un thème – est que le matériel est présenté de la façon que Dieu veut le présenter. Jacques a d’abord parlé de médisance, et maintenant il parle de la vantardise pour l’avenir. Que veut nous enseigner Jacques au sujet de « l’image globale » ? (Nous utilisons notre langue pour tirer les autres vers le bas et pour nous vanter de notre avenir. Tant l’un que l’autre usurpe l’autorité de Dieu. Médire sur les autres usurpe l’autorité de Dieu en tant que juge et législateur. Se vanter de l’avenir usurpe l’autorité de Dieu sur notre avenir.)
 
III.  Des péchés « statu quo » ?
 
1.     Lisez Jacques 4.17. De quelle sorte de péché s’agit-il ? (Cela ressemble au péché par omission – manquer de faire quelque chose que l’on doit faire.)
 
a.      Quel lien cela a-t-il avec notre discussion précédente sur le jugement et la vantardise relative au lendemain ? Ces derniers ne semblent-ils pas être des péchés par affirmation, par opposition à des péchés par omission ?
 
b.      Lisez Jacques 1.22-24. Quel est l’enseignement de Jacques pour nous ici ? (Je pense que Jacques 4.17 répète l’enseignement de Jacques 1.22-24. Jacques nous donne juste le « miroir » dans lequel nous reconnaissons notre attitude de jugement sur les autres et notre attitude arrogante sur l’avenir. Maintenant il nous dit de faire quelque chose au sujet de ces attitudes. N’oubliez pas simplement ce que vous avez vu.)
 
2.     Cher(ère) ami(e), reconnaissez-vous vos péchés dans ces avertissements ? Si vous avez tendance à porter des jugements, ou à vous vanter de l’avenir sans reconnaître votre dépendance à Dieu, pourquoi ne pas faire face à ces attitudes dès aujourd’hui en les confessant ? Demandez à l’Esprit saint de vous aider à garder un œil sur le « miroir », afin que vous continuiez à marcher sur le chemin vers une plus grande justice.
 
IV.    La semaine prochaine : Pleurez, hurlez !
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