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Ancien Testament

Étude 01 – De la lecture à la compréhension (1 Corinthiens 1, Daniel 2, Zacharie 9 & 14)

Copyright © 2019, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Français courant (NFC), 2019, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse https://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Je lis actuellement un livre délicieux qui explique pourquoi les adversaires de Dieu qui s’expriment ouvertement sont des idiots. Cela peut sembler assez peu diplomatique, mais ce livre est rempli d’humour et de logique, et il crée une brèche dans les soi-disant coussins de sécurité scientifiques qui attaquent publiquement l’existence de Dieu. Mon problème, c’est que lorsque je lis certains des arguments logiques du livre, je dois y réfléchir pour être sûr de bien comprendre ce que je lis. Cela devrait être notre quête constante. Même quand nous lisons quelque chose que nous pensons comprendre, nous devons prendre un moment pour en être sûrs. Ensuite, nous devons examiner si ce que nous venons de comprendre a un sens. Il s’agit du thème de notre étude de cette semaine. Alors que nous commençons notre exploration du livre de Daniel, sommes-nous prêts à le comprendre vraiment ? Certaines distinctions ont-elles un sens ? Ouvrons la Bible et voyons ce que nous pouvons apprendre !
 
I.  La sagesse de Dieu
 
1.     Lisez 1 Corinthiens 1.18. Quelle mise en garde cela suggère-t-il en partageant l’évangile avec des non-croyants ? (Nous ne devons pas supposer qu’ils comprendront. Ils peuvent penser que nous parlons avec folie.)
 
a.      Même s’ils comprennent nos paroles, comprendront-ils notre message ?
 
b.      Si vous répondez négativement, comment pouvons-nous évangéliser ?
 
2.     Lisez 1 Corinthiens 1.19 et Ésaïe 29.14. Quelle est l’approche de Dieu vis-à-vis de la sagesse des non-croyants ? (Il la détruira et la fera échouer. Je pense que le livre que je suis en train de lire détruit la sagesse des non-croyants de manière logique.)
 
a.      1 Corinthiens 1.19 réfère à Ésaïe 29.14 quand il dit : « l’Écriture déclare ». Comment Ésaïe suggère-t-il que la sagesse du monde disparaîtra ? (« Des prodiges et des merveilles » détruiront la sagesse du monde.)
 
i.       Selon vous, qu’est-ce que cela signifie ? (La découverte scientifique récente selon laquelle l’univers est en expansion, et a ainsi logiquement un point de départ, a conduit à la théorie du « Big Bang ». Auparavant, la croyance scientifique était que l’univers était statique, et qu’ainsi aucune force extérieure n’était impliquée.)
 
ii.       Réfléchissez quelques minutes à la théorie du « Big Bang ». Que requiert-elle ? (Elle requiert une intervention externe. Elle requiert beaucoup d’énergie pour apparaître soudainement. Ce « prodige » crée beaucoup de problèmes pour les scientifiques qui s’opposent à l’idée d’un dieu externe.)
 
3.     Lisez 1 Corinthiens 1.20-21. Cela suggère-t-il que Dieu ne veut pas que les sages selon le monde le connaissent ? Que nous ne pouvons pas évangéliser ? (Lisez 1 Corinthiens 1.27. Je ne pense pas que Paul soutienne que nous ne pouvons pas évangéliser ou que Dieu rejette les gens ayant une haute formation. Au lieu de cela, il soutient que Dieu travaille au travers de la faiblesse humaine. Réfléchissez à la façon dont Jésus est venu sur la terre et à la façon dont il est mort. La sagesse du monde rejette cela. Si Dieu rejetait les gens intelligents et ayant une haute éducation, il n’aurait pas choisi Paul, puisqu’il était un homme très érudit.)
 
4.     Lisez Daniel 2.31-36. Nous apprendrons que Dieu a contourné tous les sages babyloniens et a révélé la signification du rêve par l’intermédiaire de Daniel, un Juif captif. Que connaissez-vous sur l’interprétation de ce rêve ? (Il expose l’avenir du monde ! Cela montre que Dieu agit à travers la faiblesse.)
 
a.      Que signifie la « faiblesse » dans ce contexte ? Daniel était-il faible ? Était-il stupide ? N’était-il pas bien formé ? (La faiblesse ici signifie qu’il ne faisait pas partie de la classe de ce pouvoir non-croyant.)
 
5.     Sur la base de ce que nous avons discuté jusqu’ici, quel enseignement tirez-vous de l’approche de Dieu pour comprendre ? (Le mieux que le monde non-croyant puisse offrir ne vous mènera probablement pas à une interprétation correcte de la volonté de Dieu.)
 
II.  La prophétie
 
1.     J’ai lu récemment qu’il y a une différence entre des prophéties dites « classiques » et d’autres dites « apocalyptiques ». Certains spécialistes promeuvent diverses formes de cette théorie. Ce que j’aimerais que nous considérions est l’affirmation spécifique selon laquelle une prophétie « classique » peut ne pas s’avérer vraie parce qu’elle dépend de la « réponse humaine ». À l’inverse, une prophétie « apocalyptique », serait toujours vraie. Cela signifie-t-il que nous ne pouvons pas faire confiance à toutes les prophéties ?
 
a.      La fiabilité d’une prophétie dépend-elle de l’étiquette que nous lui donnons ?
 
b.      Que pensez-vous de cette assertion ?
 
c.      Selon vous, cette distinction nous aide-t-elle à mieux comprendre ce que nous lisons dans la Bible ?
 
2.     Étudions un exemple. Lisez Zacharie 9.1-4. Il s’agit d’une prophétie du type « classique ». Mais lisez quelques versets plus loin Zacharie 9.9-10. Il s’agit d’une prophétie sur la venue de Jésus qui serait, je présume, de type « apocalyptique » dans le sens qu’elle n’est pas sujette à une réponse humaine. Seriez-vous capable d’expliquer la différence entre ces deux prophéties ? Est-ce qu’un prophète change d’un type de prophétie à un autre dans le même chapitre ?
 
3.     Lisez Zacharie 14.1-4. Ces versets font partie d’une prophétie de type « classique » sur l’avenir de Jérusalem, ce qui signifie qu’elle peut ne pas se réaliser, en fonction de la réponse humaine. Qu’en dites-vous ? (Bien que je comprenne le désir des spécialistes de catégoriser les choses, je pense que l’affirmation concernant la fiabilité pose un problème. Au moins un partisan de cette distinction l’utilise pour rejeter l’attente selon laquelle les derniers évènements de l’histoire se déroulent au Moyen-Orient. Puisque les évènements finaux n’ont pas encore eu lieu, le fait de rejeter cette possibilité place la sagesse humaine (la catégorisation correcte des prophéties) au-dessus de la Parole de Dieu.)
 
a.      À première vue, quelle raison y a-t-il de croire que la prophétie de Zacharie 14.1-4 est moins fiable que la prophétie de Zacharie 9.9-10 ?
 
4.     Lisez Jonas 1.2, Jonas 3.4, Jonas 3.10 et Jonas 4.1-2. Jonas pensait-il que c’était une prophétie conditionnelle ? (Oui et non. Il était en colère parce qu’il pensait qu’elle n’était pas conditionnelle. Mais il reconnaît que Dieu est « bienveillant et plein de tendresse ».)
 
a.      Dieu a-t-il voulu que cette prophétie soit conditionnelle (classique) ? (Lisez à nouveau Jonas 3.10. Dieu « revint […] sur sa décision ». Cela signifie que Dieu a changé d’avis. Cela ne signifie pas qu'il avait l'intention depuis le début de laisser le résultat dépendre de la façon dont les gens réagiraient.)
 
b.      Si vous rejetez la catégorisation des prophéties à l’avance par rapport à leur certitude, quelle théorie proposez-vous à la place ? (Réfléchissez à ceci : notre Dieu est plein de grâce, compatissant, lent à la colère, abondant en amour, et son caractère est cohérent avec le fait de changer d’avis sur la venue de calamités. Cela laisse ses disciples simplement confiants que Dieu fera ce qui est bon. Je favorise cette approche.)
 
III.  Le temps
 
1.     Nous avons lu précédemment le rêve du roi Nabucodonosor. Lisons l’interprétation dans Daniel 2.37-41 et Daniel 2.44-45. Les spécialistes de la Bible ne sont pas tous d’accord pour déterminer s’il s’agit de quelque chose de plutôt symbolique, de quelque chose qui est arrivé dans le passé, de quelque chose qui se passera à l’avenir, ou de quelque chose qui décrit l’arc de l’histoire terrestre. Comment voyez-vous cela ?
 
a.      Quel est l’argument contre cela, qui est un symbole d’idées générales ? (Lisez Daniel 2.37-38. Daniel dit que la prophétie a une application spécifique.)
 
b.      Quel est l’argument réfutant l’idée que cela ne décrit que des évènements qui n’ont pas encore eu lieu ? (Lisez Daniel 2.39. Daniel dit que le rêve décrit non seulement les évènements qui se déroulent à son époque, mais également une série de royaumes qui apparaîtront et disparaîtront à l’avenir – et nous pouvons voir aujourd’hui que cela est arrivé.)
 
c.      Quel est l’argument contre le rêve décrivant uniquement des évènements passés ? (Lisez à nouveau Daniel 2.44-45. La prédiction du royaume de Dieu qui « subsistera pour toujours » et qui détruira tous les autres royaumes ne s’est pas encore réalisée.)
 
2.     Selon vous, pour quelle raison Dieu a-t-il donné ce rêve à Nabucodonosor ? Pourquoi lui donner ce rêve à ce moment-là de l’histoire ? (Jérusalem était détruite. Le peuple de Dieu avait été capturé par une nation hostile au vrai Dieu. Un disciple de Dieu pouvait raisonnablement s’inquiéter du fait que les évènements n’étaient plus sous le contrôle de Dieu. Ce rêve et son interprétation ont montré que Dieu a planifié toute l’histoire du monde.)
 
3.     Nous allons étudier ce rêve plus en détails, mais que cela dit-il sur l’existence de notre Dieu ? (Premièrement, cela me dit que Dieu est réel. Nabucodonosor n’aurait jamais pu rêver correctement des empires qui ont suivi le sien. Daniel n’aurait jamais pu lire dans l’esprit de Nabucodonosor. Le fait que la plupart du rêve se soit déjà réalisé nous donne confiance dans un Dieu qui s’implique dans les affaires humaines et qui a établi son royaume éternel.)
 
4.     Cher(ère) ami(e), pourquoi ne pas faire confiance à Dieu pour votre avenir ? Voulez-vous dès aujourd’hui vous engager à lui faire confiance ?
 
IV.    La semaine prochaine : De Jérusalem à Babylone.
 

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