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Ancien Testament

Étude 08 – Sang innocent (Job 10 & 15, Proverbes 3)

Copyright © 2016, Bruce N. Cameron, J.D. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Bible Second (NBS), 2002, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Cette étude est publiée sur Internet à l’adresse http://www.etudesbibliques.net.
 
Introduction : Nous voyons un schéma dans les accusations de la part des amis de Job, ainsi que dans la réponse que leur donne Job. Ses amis disent que Job souffre à cause de ses péchés. Job réfute une quelconque culpabilité et met Dieu au défi de justifier tout ce qui lui arrive. Cela met les amis de Job en colère, parce qu’ils perçoivent cela comme une attaque contre Dieu. S’agit-il effectivement d’une attaque contre Dieu ? La réponse humaine à la souffrance est-elle dévoyée parce qu’elle attend de Dieu qu’il justifie la souffrance ? La réponse humaine à la souffrance est-elle trop focalisée sur nous-mêmes, plutôt que sur Dieu ? Débutons notre étude du livre de Job et voyons ce que nous pouvons apprendre !
 
I.  La complainte de Job
 
1.     Lisez Job 10.1. Job dit qu’il hait sa vie. Comment cette attitude pourrait-elle le libérer de ses complaintes envers Dieu ? (Job pense : « Quelle est la pire chose que pourrait me faire Dieu, me tuer ? » Dès lors que Job souhaite être mort, il ne sent aucune restriction à se plaindre de Dieu.)
 
a.      Job est-il raisonnable ? Êtes-vous d’accord avec sa logique ? (Si le monde tournait autour de Job, cela aurait du sens. Mais si le monde tourne autour de Dieu, le fait de nuire à la réputation de Dieu n’a aucun sens.)
 
2.     Lisez Job 10.2-3. Job dit une chose dans le verset 2, puis une autre dans le verset 3. Comment traduiriez-vous avec vos propres mots ces deux choses que dit Job ? (Job dit premièrement qu’il veut connaître les charges contre lui, afin de pouvoir se défendre. Mais dans le verset 3 Job dit quelque chose de bien différent. Il n’attend pas la justice de la part de Dieu, parce que Dieu cherche à lui nuire tout en accordant simultanément des bénédictions à ceux qui font le mal.)
 
a.      Selon vous, Job croit-il réellement que Dieu veut lui nuire et en même temps récompenser des gens mauvais ? (Je trouve cela difficile à croire. Je pense que Job dit des choses outrageantes comme celle-là pour essayer d’inciter Dieu à lui répondre.)
 
b.      Quelle erreur trouvez-vous dans le mode de pensée de Job ? (Job suppose que tout tourne autour de lui. C’est ce qui rend cela injuste. Job est un homme bien, les gens méchants sont mauvais, et ainsi Dieu manque à être juste. Nous savons cependant que la situation de Job n’a rien à voir avec la justice pour Job. Au lieu de cela, tout cela est en relation avec le grand conflit entre le bien et le mal.)
 
c.      Dieu va-t-il justifier ce qui arrive à Job ? (Lisez Job 2.3. Dieu reconnaît que ce qui arrive à Job est injuste envers lui.)
 
d.      Réfléchissez-y un instant. Quand nous voyons des choses injustes se passer dans le monde, Dieu peut très bien reconnaître que cela est injuste ! Dès lors, est-il approprié de mettre le blâme sur Dieu pour cette injustice ?
 
3.     Lisez Job 10.4-7. Selon vous, quelle est la réponse aux questions de Job ? (La réponse est : « Non ». Dieu n’est pas comme un humain, et Dieu n’est pas à l’affût de chaque péché de Job pour le punir.)
 
a.      Qu’est-ce qui est faux dans cette image de Dieu ? (La semaine dernière nous avons étudié au sujet de Coré et de ses compagnons de rébellion (Nombres 16). Clairement, Dieu peut (et l’a fait) punir suite à un péché. Mais je pense que Dieu nous donne la loi pour nous protéger du péché. Dieu ne veut pas que nous souffrions, de telle sorte qu’il nous donne sa loi afin que nous puissions éviter la souffrance. Il s’agit là d’une image bien différente que celle suggérée par Job.)
 
4.     Lisez Job 10.12-14. Job déforme-t-il le caractère de Dieu ? (Oui ! Nous savons que les faits sont bien différents de ce que suggère Job ici.)
 
a.      Vous sentez-vous parfois coupable de penser comme Job ? Autrement dit, croyez-vous que Dieu est un Dieu d’amour, mais que dans son caractère se cache un désir de vous faire payer si vous lui désobéissez ?
 
5.     Lisez Job 10.15. Job est-il « innocent » ? (Job n’est pas exempt de péché, mais nous savons qu’il n’est pas puni pour avoir péché. Loin de là ! Il souffre parce qu’il est tellement bon (Job 1.8-12). À nouveau, Job est hors piste parce qu’il pense que le monde tourne autour de lui. Il ne pense pas que sa souffrance est en relation avec la gloire de Dieu.)
 
II.  La réponse d’Éliphaz
 
1.     Lisez Job 15.4. Éliphaz, l’ami de Job, porte une nouvelle accusation contre Job. Il dit que Job sape la piété et entrave la dévotion envers Dieu. Que pensez-vous quant à la véracité de cette accusation ? (Je pense qu’Éliphaz a raison d’un point de vue humain. Quand Job accuse Dieu d’être injuste, cela sape la confiance en Dieu. D’un point de vue céleste, c’est exactement l’inverse qui est vrai.)
 
2.     Lisez Job 15.7-9. Éliphaz accuse Job de ne pas comprendre les voies de Dieu. Selon Éliphaz, qui comprend Dieu ? (Éliphaz pense qu’il comprend Dieu.)
 
a.      Éliphaz a-t-il raison en disant que Job ne comprend pas Dieu ? (Oui. Job ne comprend pas ce que fait Dieu. Si Job pouvait prendre part au conseil au cours duquel Satan a mis Dieu au défi, Job comprendrait ce qui se passe.)
 
b.      Est-ce qu’Éliphaz comprend Dieu ? (Non. C’est la grande ironie ici. Éliphaz a raison sur le fait que Job ne comprend pas ce que Dieu fait avec lui. En revanche, lui non plus ne comprend pas. Tous deux sont ignorants quant à ce qui se passe effectivement dans l’esprit de Dieu.)
 
c.      Quelle est la base de l’erreur mutuelle que font Job et Éliphaz ? (Ils pensent tous les deux que tout tourne autour de Job. Éliphaz pense que Job souffre parce qu’il a péché. Job accuse Dieu d’injustice parce qu’il sait qu’il ne mérite pas cela. Tous les deux pensent faussement que le point de comparaison est Job.)
 
d.      Supposez que quelque chose de terrible vous arrive, tout comme Job l’a vécu. Que diriez-vous si je vous disais (comme je l’ai suggéré ici) que votre souffrance n’est pas en rapport avec vous ? (Je suppose que vous seriez comme Job. Bien sûr que votre souffrance est en rapport avec vous, c’est quelque chose de personnel !)
 
III.  Le défi de la foi
 
1.     Lisez Proverbes 3.5-6. Comme évalueriez-vous Job et ses amis à la lumière de cette instruction ? (Ils étaient tous terribles en ce qui concerne le « ne t’appuie pas sur ta propre intelligence » ! Ils disaient des choses qui étaient soit théologiquement vraies, soit logiquement vraies, ou encore vraies selon leur expérience et leur compréhension du monde. Ils étaient tous d’accord sur le fait que ceux qui obéissent à Dieu prospèrent, tandis que ceux qui désobéissent souffrent. Job, croyant (à juste titre) qu’il ne méritait pas cela, accusait Dieu d’injustice. Tout cela a parfaitement du sens.)
 
a.      À l’exception d’une chose. Que dit ce texte que nous devrions faire avec notre compréhension (correcte) de la façon dont fonctionne le monde ? (Nous devrions développer notre confiance en Dieu au-dessus même d’une compréhension théologique ou logique correcte, ou d’une expérience.)
 
b.      En ce moment il y a des choses dans le monde qui m’encouragent fortement, et également beaucoup de choses qui me rendent mécontent. Des gens bibliquement incultes, des gens qui sont soit intentionnellement stupides ou qui sont nés ainsi, influencent mon monde. Quelle devrait être ma réaction à cela ? (Premièrement, faire confiance à Dieu même si le monde n’a aucun sens. Deuxièmement, quand nous ne savons pas quoi faire, nous devons premièrement « reconnaître » Dieu, et il nous dirigera.)
 
i.       Selon vous, comment ça marche concrètement de demander à Dieu de nous diriger ? (C’est là où la direction de l’Esprit saint est si importante. Nous devons demander l’expérience de Joël 3.1-2, où la puissance de Dieu parle par chacune et chacun d’entre nous – sans égard à la richesse, le sexe, l’âge ou l’expérience.)
 
2.     Lisez Proverbes 3.7-8. Si nous craignons Dieu et nous écartons du mal, est-ce que tout ira bien pour nous ? (Cela nous ramène tout droit dans la situation de Job. Lisez Job 1.8. C’est précisément la façon dont Dieu décrit Job ! Nous pouvons faire confiance à la Bible, mais lorsque rien ne semble avoir de sens à nos yeux en tant qu’humains, alors il ne nous reste qu’à faire confiance à Dieu.)
 
3.     Lisez Matthieu 27.45-46. Jésus a-t-il expérimenté cela – que les choses n’ont plus de sens à ses yeux ? (Cela semble être précisément ce que pense Jésus.)
 
4.     Cher(ère) ami(e), voulez-vous vous engager aujourd’hui à faire confiance à Dieu, même quand votre esprit vous dit que tout s’est mal passé ? Même quand vous pensez que Dieu vous a abandonné ?
 
IV.    La semaine prochaine : Espérances contrefaites.
 

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